Offerte par Gaston Vadnais Christiane Vadnais pose sur une photo non datée.

Moins d’un an et demi après la mort de sa sœur, Gaston Vadnais est déçu de voir la nouvelle administration montréalaise suspendre le règlement antipitbulls adopté peu après que le chien d’un voisin ait sauvagement attaqué sa sœur, Christiane Vadnais, dans Pointe-aux-Trembles.

«[L’ancien maire Denis] Coderre avait fait quelque chose de bien. Là je ne comprends pas. C’est sûr qu’il y a bien d’autres problèmes plus prioritaires», a-t-il réagi après la ratification mercredi de la suspension par le comité exécutif de la Ville de Montréal.

Même si l’administration de Valérie Plante promet un nouveau règlement avant l’été prochain, c’était «la base» et «ça ne devrait jamais être contredit» de demander aux propriétaires de chiens «dangereux» d’enregistrer leur bête, de la micropucer, la tenir en laisse, la museler et de la contenir à l’aide d’une clôture, maintient M. Vadnais.

Aux yeux du frère endeuillé, il n’y pas de doute: les pitbulls sont dangereux et il faut des règlements ou des lois pour les maitriser, quoiqu’en disent leurs défenseurs, la SPCA, ou le coroner qui a analysé la mort de Christiane.

Comme sa sœur Lise au micro du 98,5 FM, Gaston rappelle qu’une jeune femme est morte après avoir été dévorée par ses propres chiens la semaine dernière, pendant une marche.

L’homme fonde donc ses espoirs sur le projet de loi 128, qui permettrait au gouvernement provincial, par décret, d’interdire les chiens pit-bull.

«Tu l’aimes ton pitou, mais tu ne voudrais pas qu’il fasse mal à n’importe qui, alors assure-toi que ça soit dans la légalité et que toi-même tu te protèges», lance-t-il en plaidant pour une meilleure éducation des propriétaires.

Surreprésentés
«Extrêmement déçu de voir l’administration Plante-Dorais plier devant les groupes de pression», le chef de l’opposition officielle à l’hôtel-de-ville de Montréal souligne, sur la foi de données municipales, que les chien de type pit-bulls sont liés à presque 40% des événements signalés à la Ville, même s’ils ne forment que 3% du nombre total de chiens enregistrés.

«Projet Montréal parle du besoin de responsabiliser les propriétaires de chiens. Or, ces mesures sont déjà dans le règlement adopté l’an dernier. Ce que fait l’administration aujourd’hui, c’est de retirer la série de protections supplémentaires que le règlement accordait aux Montréalais, particulièrement celle qui concerne l’absence de casier judiciaire pour les propriétaires de pitbulls», affirme Lionel Perez, dans un communiqué.

Selon les données rendues publiques par Mouvement Montréal, Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles est l’arrondissement comptant le troisième plus grand nombre de chiens de type pit-bull enregistrés entre octobre 2016 et octobre 2017, derrière Le Sud-Ouest et Mercier–Hochelaga-Maisonneuve (MHM).

L’arrondissement est aussi celui avec le deuxième plus grand nombre de permis pour chiens enregistrés durant cette période, derrière MHM.

 

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