Gracieuseté de la famille Jean Dufour a été reconnu coupable de quatre chefs d’accusation de nature sexuelle envers un de ses fils.

Un ex-bénévole du milieu sportif de Pointe-aux-Trembles a reçu lundi une peine de six ans d’emprisonnement pour des crimes sexuels commis à l’endroit d’un de ses fils.

Jean Dufour, 68 ans, a été condamné relativement à quatre chefs d’accusation par le juge Robert Sansfaçon au palais de justice de Montréal.

En comptant le temps passé en détention préventive, l’homme fait en face à une peine de cinq ans et demi de réclusion en pénitencier fédéral.

Pour la mère de la victime, cette peine contre son ancien conjoint ne suffit pas.

«Ce n’est jamais assez parce que Marc-André va vivre avec les conséquences des gestes de son père tout sa vie pendant que lui [Jean Dufour, NDLR] risque de sortir bien avant, sous libération conditionnelle», a dénoncé Diane Therrien, en sortant de la salle d’audience.

Jean Dufour avait été reconnu coupable en novembre dernier relativement à des crimes commis de 1994 à 2000 à l’endroit de son fils Marc-André.

«Marc-André est demeuré profondément marqué dans son quotidien, encore aujourd’hui, surtout à l’égard de ses fils», a noté le juge Sansfaçon.

Encourager à dénoncer
Lors d’observations sur la peine en février, le fils de 33 ans a fait lever l’interdit de publication sur son identité, dans l’espoir d’inciter d’autres victimes de son père à se manifester. Il ne commente toutefois pas l’affaire pour des raisons judiciaires.

Sa mère incite aussi toute victime potentielle à se manifester. Elle rappelle que son ex-conjoint a été bénévole dans les milieux du hockey mineur, du baseball et du patinage artistique de Pointe-aux-Trembles.

Les nombreux attouchements et rapports sexuels dont Marc-André a été victime ont commencé quand il avait 10 ans. Ils ont eu lieu au domicile familial dans Pointe-aux-Trembles, au Centre communautaire Roussin, dans un véhicule, dans un chalet et dans une grange, selon les faits reconnus par la cour.

«Cette réalité-là, celle du rôle de père, qui pour moi, dû à mon modèle défectueux, m’oblige à tripler d’efforts pour surmonter les malaises en face de mes propres enfants, que ce soit donner le bain, changer une couche, câliner, embrasser […] Non, je ne serai jamais cet homme monstrueux, mais je ne peux profiter pleinement de l’amour de mes enfants», a lu le juge Sansfaçon, rappelant des propos tenus par Marc-André en cour le mois précédent.

Dans sa décision, le juge a notamment tenu compte du fait que le père ne reconnaissait pas sa culpabilité et avait été condamné, en 2005, pour contacts sexuels et incitation à des contacts sexuels à l’endroit d’une adolescente de 14 ans.

 

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