PIERRE PARADIS/Fusion Jeunesse Des membres de l’équipe Les éPATenteux durant la Compétition de robotique FIRST le 26 mars dernier.

C’est gonflés à bloc que des élèves du primaire de Pointe-aux-Trembles vont représenter le Canada à la fin avril lors d’une compétition mondiale de robotique aux États-Unis.

Les éPATenteux, de l’École de la Belle-Rive, ont gagné leur place au Championnat FIRST à Detroit, qui se déroulera du 25 au 28 avril prochain.

Dix concurrents de l’équipe ont remporté la finale provinciale des 9 à 14 ans à la Compétition de robotique FIRST le 26 mars dernier.


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«Nous ne nous y attendions pas, nous ne pensions pas nous rendre aussi loin, surtout que nous avions beaucoup de difficultés avec le robot, mais nous savions que ç’avait bien été à la présentation devant les juges, alors nous avions un peu d’espoir», se remémore Novalie Chevalier, 12 ans, qui en était à sa première expérience en robotique.

«Nous étions tellement fiers parce que c’était le résultat d’un travail vraiment acharné», s’est pour sa part souvenu Julien Bergeron, 11 ans.

Les concurrents se sont notamment démarqués grâce à leur «râcleau», un accessoire permettant de racler le maximum de contenu d’un manchon de rouleau à peinture.

Le prototype a pour objectif de réduire la quantité d’eau souillée par les produits toxiques contenus dans la peinture. Utiliser seul, il permet de racler la peinture ou l’eau souillée qui imbibe un manchon. Branché à un boyau d’arrosage, il lave le manchon en utilisant jusqu’à six fois moins d’eau, selon les tests de l’équipe.

L’invention des éPATenteux, le «râcleau», sert à récupérer le plus possible le contenu d’un manchon de rouleau à peinture, afin d’éviter la contamination, ainsi que la surutilisation d’eau.

«On espère que les gens ne jetteraient plus leurs rouleaux parce qu’on pense, avec une étude qu’on a faite dernièrement, qu’un bon pourcentage de gens sont découragé d’avoir à laver leurs rouleaux et le jettent tout simplement», mentionne l’enseignant Alain Charbonneau.

La compétition, qui se déroulait au Marché Bonsecours, à Montréal, invitait les participants à effectuer des recherches sur l’utilisation humaine de l’eau. Elle requérait également la construction d’un robot capable d’accomplir certaines tâches.

Les jeunes de l’École de la Belle-Rive ont visité la station d’épuration Jean-R. Marcotte et ont ensuite pris conscience du risque de contamination posé par la peinture, relate leur enseignant.

«Notre solution a plu à beaucoup de personnes, et là on espère pouvoir développer un meilleur prototype et peut-être le commercialiser, mais on est conscient des étapes de brevets qui sont longues et coûteuses», avance M. Charbonneau.

Les 10 «éPATenteux» présents aux championnats font partie d’une vingtaine d’élèves de l’École de la Belle-Rive ayant conçu le prototype, la présentation et le robot, dans le cadre d’un programme de robotique. Ce projet pousse les jeunes à persévérer et à bâtir un esprit d’équipe.

«Je trouve ça passionnant: la robotique, c’est un peu le futur de notre monde», ne manque pas de relever Julien.

«C’est le fait de trouver un problème et d’inventer une solution géniale, d’essayer de voir comment changer le mode même si nous sommes des élèves de 6e année, d’essayer de la commercialiser si possible», confie pour sa part Jade.

Le père de Julien accompagnera l’équipe à Detroit. «C’est le fun de voir nos jeunes, des petits gars et des petites filles de Pointe-aux-Trembles, s’en aller représenter le Canada à Detroit», s’enthousiasme-t-il.

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