(Photo: Patrick Deschamps) Dimitri Tsingakis, le directeur général de l’AIEM, qui a été mandaté pour faire l’étude stratégique sur le futur industriel de l’est de Montréal.
Un nouvel outil pour attirer des investisseurs dans l’Est est en construction. L’étude stratégique sur le futur industriel de l’est de Montréal développé par l’AIEM, en collaboration avec la Polytechnique, devrait être complétée au printemps.

« Ce n’est pas un outil promotionnel, mais un outil de travail pour les personnes qui cherche à investir », précise le directeur général de l’Association industrielle de l’est de Montréal (AIEM), Dimitri Tsingakis. « L’objectif est de maximiser les retombées », ajoute-t-il.

En investissant 7500 $ dans cette étude, en octobre dernier, le conseil municipal de Montréal-Est espère consolider le pôle industriel actuel et proposer des pistes de développement afin de créer un technopôle de la chimie et de l’énergie sur son territoire. Ainsi, les administrations municipales pourront présenter aux industries en recherche d’un terrain un portrait de l’industrie dans l’Est pour leur permettre de connaître le potentiel du secteur.

« Nous avons fait appel à la Polytechnique pour identifier les technologies et les synergies possibles afin de valoriser le secteur et de créer des liens entre les industries. Par exemple, en répertoriant les sous-produits des industries déjà implantés; peut-être qu’il y a une entreprise qui trouvera ça intéressant d’avoir cette information parce que, peut-être qu’eux pourront s’en servir comme matière première », explique M. Tsingakis.

Afin de faire « un inventaire exhaustif des industries de l’Est qui favorisera la synergie industrielle et de développer d’autres créneaux intéressants », l’AIEM a fait appel à une équipe de la Polytechnique et du Centre de transfert technologique en écologie industrielle de Sorel-Tracy (CTTEI), spécialisé dans l’écologie industrielle privilégiant la mise en valeur des résidus, les écoproduits et l’établissement de synergies industrielles.

Lors du lancement de dernier recensement industriel de la SODEC RDP–PAT–ME, en été dernier, M. Tsingakis avait d’ailleurs mentionné que « la gestion des matières résiduelle peut ultimement devenir un créneau intéressant. Si on peut transformer ces matières premières pour favoriser la réutilisation, cela peut créer une synergie. Par exemple, on l’a vu avec le projet de biométhanisation, le biogaz produit pourrait être utilisé pour fournir des services. Le but ultime est de réduire l’empreinte écologique de l’industrie. »

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