Des tomates du jardin communautaire Saint-Marthe, à Rivière-des-Prairies, qui est composé de 71 jardinets. (Photo : Isabelle Bergeron)
À la suite d’une tournée des arrondissements effectuée par l’Office de consultation publique de Montréal (OPCM), les citoyens, organismes et institutions montréalais ont été appelés à déposer à l’instance consultative des mémoires sur l’agriculture urbaine. Dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies—Pointe-aux-Trembles (RDP-PAT), seul l’Éco de la Pointe-aux-Prairies et ses partenaires ont agi en ce sens.

Ce mémoire, rédigé en partenariat avec la Corporation de développement communautaire de la Pointe, la Corporation de développement communautaire de RDP et le Centre de santé et de services sociaux de la Pointe-de-l’Île, fait état des principales réalisations faites en matière d’agriculture urbaine dans l’arrondissement et des enjeux à surveiller.

« Nous constatons que l’émergence d’initiatives en agriculture urbaine procure de réelles retombées en matière de sécurité alimentaire dans nos quartiers, favorise la cohésion sociale, l’éducation, la sensibilisation des citoyens et leur participation au développement socioéconomique de leurs milieux, à l’instar des multiples initiatives en agriculture urbaine à Montréal et ailleurs dans le monde », écrivent les auteurs dans leur préambule.

Ceux-ci ciblent différents enjeux qu’il faudra surveiller de près au cours des prochaines années, dont, notamment, l’augmentation des coûts des aliments comme les fruits et légumes de même que celle des demandes d’aide alimentaire.

Encourager les initiatives locales

Les auteurs du mémoire soulignent aussi les initiatives que les citoyens de l’arrondissement prennent. Ces initiatives, si elles se développement davantage, peuvent devenir porteuses de solutions aux problèmes socioéconomiques de l’arrondissement, estiment-ils.

On y cite d’abord la mise sur pied d’un marché public l’été dernier à PAT. Son implantation répondait à un urgent besoin, car le secteur est parmi l’un des plus mal desservis géographiquement en matière d’accès aux fruits et légumes.

« Selon la Direction de la santé publique, plusieurs secteurs de Rivière-des-Prairies peuvent être qualifiés de “désert alimentaire” », est-il ensuite écrit.

Des réalisations prairivoises sont mentionnées, comme la serre Rivard-Paquette, à l’école secondaire Jean-Grou, l’arboretum créé par le frère Maric-Victorin, sur le site du cégep qui porte son nom, et la serre inutilisée de l’Hôpital Rivière-des-Prairies.

Enfin, on rappelle les différents projets de développement citoyens qui gagneraient à être davantage mis sur la table comme les jardins collectifs, les murs végétalisés et les toits verts.

Ces initiatives peuvent régler plusieurs problèmes, car elles contribuent « à créer des liens qui favorisent la coopération, les échanges, le partage des connaissances, la solidarité et, par conséquent, l’augmentation de l’autonomie alimentaire des citoyennes et citoyens ».

En définitive, dans leur rapport, les auteurs du mémoire recommandent aux commissaires de suggérer aux élus « d’adapter les prochains plans, les orientations et la règlementation municipale de manière à favoriser la création de projets en agriculture urbaine, bien définis et intégrés à leur milieu, et à en assurer la pérennité ».

Aussi dans Actualités :

blog comments powered by Disqus