Brigitte Bertrand Sébastien Bergeron, sur le point d’enfiler le premier but des Montagnards.

Les Montagnards ont offert tout un spectacle aux 325 partisans en lessivant les Rangers de Montréal-Est 9 à 2, le 21 septembre au Centre sportif de Sainte-Agathe.

Dès la première période, les Ours ont pris le contrôle du match; deux buts consécutifs ont scié les jambes des Montréalais qui ont eu bien du mal à sortir de leur zone. Le jeu des Montagnards, décousu par moments, est monté d’un cran au deuxième vingt; ils menaient 4-0 à la fin de cette période. L’espoir de blanchissage s’est éteint en troisième lorsque le Ranger Christopher Giroux a trouvé le fond du filet de Beauchamp sur un retour de lancer. Son coéquipier Guillaume Breton a inscrit le deuxième et dernier but des Rangers avec cinq minutes à faire au match.

Deux tours du chapeau

Frédéric Bergeron et Joakim Arsenault ont ajouté quatre points chacun à leur fiche en marquant chacun trois buts et une aide. Sébastien Bergeron a aussi contribué à la victoire avec deux filets et une assistance. Beauchamp a fait face à 22 lancers alors que ses coéquipiers ont dirigé 31 tirs contre les Montréalais Simon-Pier Chamberland et Raphaël Blais.
Les joueurs du match ont été Frédéric Bergeron, pour Sainte-Agathe, et Christopher Giroux, du côté de Montréal-Est.

Un coach victorieux… pas content

Dans le couloir après le match, l’entraineur des Rangers, Joël Bouchard, fixait le mur devant lui.

« Ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais de mes joueurs », a-t-il commencé. « On venait de battre 5-3 les Loups de La Tuque. On avait disputé une partie extraordinaire contre une des puissances de la ligue. Et ce soir? Un flagrant manque d’intensité, de « chien », comme on dit dans le hockey. Manque de mise en échec, manque de vouloir gagner. »

L’instructeur des Rangers a fait la grimace en parlant de l’effort des siens. « En première période, on a joué flat, complètement à plat. Notre gardien (Chamberland) a été moyen (il a été remplacé au début du 2e vingt par Blais). On a commis des bévues défensives qui nous ont coûté cher. On a raté nos chances en zone adverse… C’est une question d’attitude. On a assisté à un retour aux mauvaises habitudes de l’an dernier (fiche de sept victoires seulement dans toute la saison, en 2011-2012). Quand l’équipe accusait un recul de deux ou trois buts, les joueurs se mettaient à jouer de façon individuelle, comme si tout le monde voulait sauver la planète, au lieu de se dire « on va faire ce qui est attendu de nous en jouant collectivement ». »

À l’autre bout du corridor, il a fallu attendre quelques minutes avant qu’on ouvre enfin aux médias la porte du vestiaire des gagnants. Bien qu’heureux de la fiche de son équipe – elle est au-dessus de .500 pour la première fois de son histoire (quatre victoires, trois revers) – l’instructeur des Montagnards, Benoit Beauchamp, n’avait pas apprécié ce qu’il avait vu pendant au moins deux périodes :

« Il fallait que je dise ma façon de penser aux joueurs », de dire Beauchamp. « Dans la victoire, on a mal joué. On n’a pas suivi le plan de match qu’on avait préparé. Le jeu a été farfelu. Il y a eu beaucoup trop d’individualisme sur la glace. J’ai vu des 3 contre 1 aboutir avec un lancer dans la baie vitrée au lieu d’une passe au joueur en retrait… C’est tout de même une victoire, on va prendre les deux points. Le mérite va aux joueurs, il ne faut pas le leur enlever. Mais je ne suis pas nécessairement content dans la victoire… et les gars l’ont su. »

En collaboration avec René-Pierre Beaudry

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