Patrick Deschamps/TC Media Près de 200 femmes ont manifesté aujourd'hui contre le raffinage de pétroles lourds.

Près de 200 femmes se sont rassemblées aujourd’hui devant la raffinerie Suncor de Montréal-Est afin de manifester leur opposition au raffinage de pétrole des sables bitumineux.

L’événement qui s’est tenu dans la cadre de la Journée internationale de la femme, était organisé par la Coalition montréalaise de la Marche mondiale des femmes (MMF) et avait pour objectif d’interpeller citoyens et élus afin de mettre un frein aux projets de raffinage de pétrole provenant de l’ouest du pays.

«Les femmes sont directement touchées par l’exploitation de ce pétrole sale, indique Marie-Josée Beliveau, organisatrice de l’événement. Dans l’est de Montréal, 40% des gens souffrent de maladies chroniques respiratoires. À la différence des murs érigés à travers le monde pour diviser les peuples, nous formons plutôt un mur de solidarité pour défendre le droit à un environnement propre aux femmes de notre société.»

Les militantes ont indiqué qu’avec la manifestation d’aujourd’hui, elles font écho au «Wall of Women Again Tar Sands» initié en Colombie-Britannique en 2014 par des femmes autochtones.

«Nous voulons nous joindre aux femmes autochtones pour exprimer notre refus du développement d’une industrie qui menace la santé des communautés, la sécurité des femmes et l’intégrité de la terre, ajoute Mme Beliveau. On vole nos terres et on fait disparaître nos femmes. Les sables bitumineux n’annoncent rien de bon pour nos peuples.»

Les élues locales interpellées
Le Comité de vigilance environnementale de l’est de Montréal (CVEEM) était présent lors de la manifestation qui s’est terminé aux alentours de midi et demi.

«Nous avons trois femmes politiciennes dans notre territoire et elles n’écoutent pas leurs citoyens,  explique Vincent Marchione, président du CVEEM. Autant la mairesse de l’arrondissement Chantal Rouleau, que les deux députées Nicole Léger et Ève Péclet font la sourde oreille en ce qui concerne les graves dommages causés par l’industrie pétrochimique dans la Pointe-de-l’Île.»

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