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La proportion de violence conjugale à Montréal par rapport aux autres grandes villes canadiennes est plus élevée. À tel point que la pression se fait sentir sur les centres d’hébergement dont la maison Dalauze, qui croule sous les demandes. Conséquences : elle se voit contrainte de refuser des femmes vulnérables.

Le taux d’occupation de la maison Dalauze, dans l’arrondissement de Rivières-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, est actuellement de 105%.

L’année dernière, 451 demandes d’hébergements ont été faites. Faute de place, la direction a dû en refuser 205. «C’est premier arrivé premier servi», admet tristement Anne-Marie Monfette, coordinatrice aux interventions. Les femmes qui ne trouvent pas refuge à la maison Dalauze cherchent une place ailleurs ou restent parfois chez des amis en attendant qu’une chambre se libère.

D’année en année, les ressources diminuent de la part du gouvernement, rendant la situation de plus en plus difficile pour les structures d’hébergement. Selon la coordinatrice, «cette période d’austérité budgétaire est difficile pour nous, nous avons moins d’argent qu’il y a quelques années».

La maison Dalauze accueille les femmes victimes de violences conjugales, avec leurs enfants ou non, et leur offre un espace de vie sécuritaire depuis 1991. À cause de la situation que vivent les résidentes, l’institution n’a pas été en mesure de confier à TC Media le nombre de chambres disponibles ni d’où viennent ces femmes qui peuvent rester dans la maison jusqu’à trois mois.

La priorité pour le centre reste la prévention, notamment auprès des jeunes. «Mais c’est un sujet assez tabou et les enseignants n’ont pas forcément le temps d’en parler», avance Anne-Marie Monfette. Mais encore une fois, sans les ressources nécessaires, il semble difficile pour l’établissement, de mener à bien sa mission première.

 

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