Des infirmières qui font les suivis postnataux à domicile dans l’est de Montréal seront «parmi les premières» à être munies d’appareils pour mieux détecter l’ictère néonatal, un phénomène relativement courant qui peut causer une inquiétude chez les nouveaux parents.

À l’aide d’un don de 70 000$ de l’Affinerie CCR, 12 infirmières desservant Mercier-Est, Anjou, Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles et Montréal-Est seront équipées de 10 bilirubinomètres (BBM) à parti de l’automne prochain.

Avec ces appareils portatifs déjà utilisés en hôpital, les infirmières à domicile pourront mesurer de façon non invasive et avec précision la quantité de bilirubine – un pigment jaune – dans le sang des nouveau-nés, au lieu de s’appuyer uniquement sur leur vision et leur jugement pour déterminer si le nourrisson doit être hospitalisé.

«Quand on fait cette mesure à l’hôpital, le résultat est fréquemment normal, heureusement, mais du temps et de l’argent sont utilisés pour ce travail et pour les parents, il y a un stress qui s’ajoute», a fait valoir, lundi, la directrice du programme jeunesse du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’île-de-Montréal, Julie Provencher.

Environ 60% des nouveau-nés sont touchés par l’ictère néonatal, mais pour la plupart, leurs corps apprennent à éliminer le pigment jaune responsable. Lorsque la bilirubine s’accumule, elle peut mener à des complications neurologiques permanentes et dans de rares cas, une surdité, une infirmité ou une déficience intellectuelle.

Selon le CIUSSS, en 2015-2016, 291 nouveau-nés dans la pointe de l’île ont reçu des interventions pour la jaunisse, dont seulement 26% ont dû êtr envoyés à l’hôpital.

«Vous vous imaginez : l’infirmière vient vous voir à la maison, vous dit que votre bébé est un peu jaune et qu’il va falloir retourner à l’hôpital et une fois à l’hôpital, vous montez au 8e, vous êtes stressés, vous attendez dans la salle d’attente ou dans le corridor pour finalement vous faire dire que tout est beau. Ce qu’on souhaite, c’est d’éviter tout ça», dit Mme Provencher.

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