Photo collaboration spéciale Des travailleurs et travailleuses des CLSC ont souhaité alerter les citoyens sur ces changement d'organisation.

Des syndicats dénoncent le transfert de certaines ressources professionnelles vers les Groupes de médecine de famille (GMF), une mesure imposée par le gouvernement et soutenue par la direction.

À l’est de l’île de Montréal, où il y a actuellement 47 professionnels en services sociaux généraux dans onze CLSC, «22 à 26 d’entre eux seront transférés dans les 12 GMF du territoire», d’après le service de communication du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Est-de-l’Île-de-Montréal.

Un changement de fonctionnement alarmant, selon des travailleuses et travailleurs des CLSC qui ont tenu une journée de mobilisation devant de nombreux établissements de santé de l’est de la métropole.

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«La population pouvait avoir un accès direct aux infirmières, aux psychologues ou encore aux travailleurs sociaux. Ils devront maintenant passer par un médecin de famille. Or, ce n’est pas tout le monde qui en a un», explique Chantal Morin, déléguée syndicale.

Une affirmation que réfute le ministère de la Santé en indiquant que «les services transférés ne nécessitent pas de consultation».

Nicole Daniel, présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs des CSSS de la Pointe de l’île monte au créenau et poursuit : «Les CLSC de Rivière-des-Prairies, de Pointe-aux-Trembles et de Mercier-Est-Anjou verront le départ de quatre intervenantes psychosociales. Elles seront transférées aux GMF d’Hochelaga ou de Rivière-des-Prairies.  D’autres employés seront touchés comme des physiothérapeutes».

Elle ajoute que les CSLC de Rivière-des-Prairies et de Pointe-aux-Trembles devront fermer leurs portes plus tôt, à 17h au lieu de 20h, «un coup dur pour les services de proximité. Toutes les études montrent qu’ils sont efficaces».

Sa collègue, Mme Morin dénonce la «privatisation des services de santé par le ministère et un transfert de ressources humaines et financières du secteur public vers le secteur privé».

Un argument que réfute clairement le ministère de la Santé. «Les ajouts de ressources en GMF visent une meilleure utilisation de ces professionnels dans le réseau des GMF», explique-t-on.

La direction des CLSC soutient ce nouveau mode de fonctionnement en expliquant qu’il va «améliorer l’offre de services médicaux», répond le service de communication du CIUSSS de l’Est.

Les syndicats ont lancé une pétition il y a plus d’un mois. Elle sera déposée mercredi 1er juin à l’Assemblée nationale.

Au moment d’écrire ces lignes, le ministère de la Santé n’avait pas répondu aux questions de TC Media.

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