Nafi Alibert/TC Média Élus, partenaires et organisateurs étaient réunis aujourd'hui pour dresser le bilan 2017 du projet Aînés actifs à vélo.

Plus de 900 accompagnements ont été offerts par l’Association québécoise de défense des personnes retraitées et préretraitées de la Pointe-de-l’Île (AQPR-PDÎ) dans le cadre de la deuxième édition du projet Aînés actifs à vélo qui a séduit deux fois plus de participants que l’année dernière.

«C’est sûr qu’on s’étendait sur deux territoires cette année, puisque le service était proposé pour la première fois à Pointe-aux-Trembles (PAT)», explique Christine Guillemette, coordonnatrice générale de l’AQDR-RDPÎ, pour commenter cette augmentation.

À son lancement en 2016, le projet Aînés actifs à vélo qui était uniquement offert à Rivière-des-Prairies (RDP), avait déjà convaincu quelque 426 aînés du quartier. Que ce soit pour faire un tour dans le quartier, participer à une activité culturelle, faire des courses, ou rencontrer des amis, ils sont 901 à avoir embarqué à bord d’un des deux vélo-taxis ou du tricycle Tandem mis à disposition cette année.

Tous les indicateurs en hausse
En plus d’être offert dans un plus grand rayon, le projet Aînés actifs à vélo à mobiliser deux fois plus de bénévoles que l’an dernier. Pendant une dizaine de semaines, à tour de rôle, ils ont servi de chauffeurs aux aînés de six résidences de Rivière-des-Prairies et 10 situés à Pointe-aux-Trembles.

«Le service était aussi accessible aux aînés vivant à domicile dans ces secteurs, à raison de 5 jours par semaine à RDP et 4 jours par semaine à PAT», précise Mme Guillemettte.

La coordonnatrice a dû se retrousser les manches en début de saison pour relever le défi d’étendre le service dans un nouveau secteur.

«C’était plus facile cette année à RDP car le service était déjà connu, mais à PAT on ne connaissait personne, il fallait approcher et convaincre le monde dans chacune des  résidences partenaires de tester les vélos», partage-t-elle.

Le service, plus populaire à RDP où les accompagnements ont bondi de 40% par rapport à l’an dernier, n’en a pas moins ravi les Pointeliers.

«Moi j’avais juste vu ça en Chine ce type de vélo! J’avais vraiment peur, car je me demandais comment on pouvait se promener détendu là-dedans en étant dans le trafic», témoigne Lise Ménard, une résidente du Manoir. Mais une fois assise dans le vélo-taxi «Ah! C’était le plus beau voyage que j’ai  fait récemment, lance-t-elle. C’est confortable en plus, et ça faisait tellement longtemps que je n’avais pas vu la chapelle de la Réparation, peut-être 20 ans!». Et c’est le même son de cloche pour les autres aînés interrogés qui ont ainsi eu l’occasion de découvrir un quartier où ils sont arrivés pour intégrer une résidence, mais qu’ils ne  connaissent pas forcément.

Un pont entre les générations

Si le projet a pour but de sortir les aînés de l’isolement en leur permettant de retrouver une vie sociale, il apporte aussi du baume au cœur des jeunes bénévoles comme Mikal qui s’est impliqué pendant plus de 90h auprès de l’AQPR-PDI.

«Je suis quelqu’un de très gêné qui ne sort pas beaucoup de la maison», admet-il, faisant écho aux propos de Guy-Vens et Mélina, deux autres jeunes bénévoles qui reconnaissent que le projet leur a permis de sortir de chez eux, tout en faisant une bonne action.

Tous se sont déterminés à retenter l’expérience l’année prochaine. Les seuls désagréments de cette saison se sont résumés à quelques incidents mécaniques sur les vélos et au mauvais temps. Pour le reste, les vélos triporteurs semblent faire désormais partie du décor à RDP et PAT.

«Ça m’a même étonnée de voir à quel point les gens sont courtois avec nos vélos,  alors qu’on roule moins vite et qu’on prend beaucoup de place, ils n’hésitent pas à s’arrêter pour nous saluer», raconte Mme Guillemette, encore surprise par l’accueil favorable que reçoit le projet de toutes parts.

Déjà des voix se font entendre pour demander l’extension du service pendant l’hiver. Un souhait que Mme Guillemette aimerait voir se réaliser «mais il ne faut pas oublier que tous nos chargés de projets peuvent être embauchés grâce à Emplois d’été Canada», glisse-t-elle. «Alors comment faire pour avoir des financements pour offrir ce service pendant l’hiver?», pose comme question la coordonnatrice à qui souhaite l’entendre. En attendant que ce rêve devienne réalité, l’AQPR-PDI reconduira ce programme en 2018, avec l’objectif d’accroitre encore le nombre de partenariats et de bénévoles impliqués dans cette cause.

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