Photo TC Media - Nathalie Vigneault Les agentes sociocommunautaires du poste de quartier 45, Audrey Ferron et Karine Parent.

Le poste de quartier (PDQ) 45 à Rivière-des-Prairies accueille une deuxième agente socicommunautaire, Karine Parent, qui cumule 18 ans de service dans le quartier, afin de poursuivre les actions d’intervention dans la communauté.

Que ce soit dans les écoles, les centres communautaires, les commerces ou encore dans les résidences pour personnes âgées, les agentes sociommunutaires Audrey Ferron et Karine Parent sensibilisent la population sur le respect, la sécurité et les lois ainsi que le vivre ensemble, en plus de faire de la prévention.

«Avec l’arrivée d’une seconde agente sociocommunautaire, on souhaite assurer la continuité de ce qui se fait en intervention communautaire au sein de notre poste de quartier», indique Dany Marin, commandant du PDQ 45. En effet, l’agente Parent a été confirmée au poste à la suite du départ à la retraite de l’agent Normand Séguin à la fin de l’année 2017.

Les actions de mobilisation de la communauté afin de conserver le poste de quartier au moment où la Ville de Montréal envisageait de le fermer ont démontré que les services sont appréciés et nécessaires, souligne M. Marin.

Selon l’agente Ferron, cela se mesure aussi par une participation importante des citoyens lors des activités organisées par le poste de quartier 45: Journées des partenaires, Cafés policiers, kiosque de prévention, Halloween, les Pops glacés, etc.

Rôle crucial

La présence des agentes sociocommunautaires est aujourd’hui une nécessité, notamment parce que les crimes et méfaits changent. «Lorsque j’ai débuté comme policière il y a 18 ans, il y avait encore des « hold-up » de banque. Aujourd’hui, on n’est plus là-dedans, ce sont les crimes informatiques qui ont pris de l’ampleur», souligne l’agente Ferron.

D’autre part, de vastes campagnes de sensibilisation ont permis de mettre au jour de plus en plus de cas d’abus envers les personnes aînées notamment. «Le nombre de dénonciations a augmenté de façon générale. Les cas qui concernent la famille proche, comme la maltraitance ou encore la violence conjugale, nous sont confiés. Ce sont des dossiers qui nécessitent un plus long suivi de même qu’un lien de confiance solide», affirme l’agente Ferron.

«Parmi les enjeux les plus fréquents auxquels nous faisons face, il y a la fraude, la maltraitance faite aux aînés, la violence conjugale, la santé mentale et tous les dossiers jeunesse, comme la cyberintimidation, les gangs de rue, etc.», énumère l’agente Ferron.

Prévention et intervention

Lorsque des cas problématiques surviennent dans les écoles, par exemple, des bagarres, de l’intimidation ou du «sexting», ce sont les agentes sociocommunautaires qui interviennent. Des rencontres avec les parents et les jeunes sont effectuées afin d’expliquer les conséquences de tels gestes.

Plusieurs présentations dans les classes sont aussi réalisées tout au long de l’année afin de prévenir ces actes, souvent criminels.

Est-ce que le message passe? «Oui c’est sûr, mais en même temps on sait très bien qu’il y en a toujours une partie qui va se dire que ça n’arrive qu’aux autres, des jeunes plus téméraires ou qui vont subir une pression de leurs pairs…Somme toute on sait que pour plusieurs, il y a une vraie sensibilisation qui se fait», répond l’agente Parent.

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