Nicolas Ledain / Informateur de RDP Le parc Pasquale-Gattuso va faire l’objet d’une attention renforcée à la suite de dénonciations de méfaits et nuisances.

À la suite de plusieurs plaintes de citoyens sur des nuisances, les agents du poste de quartier vont patrouiller davantage dans ce parc qui borde une zone résidentielle.

Cinq propriétaires de ce quartier sont venus alerter les élus lors du conseil d’arrondissement du 3 juillet sur plusieurs enjeux de sécurité au parc Pasquale-Gattuso. Ceux-ci se désolent de la présence de groupes après la fermeture à 23h et des nuisances provoquées par ces rassemblements.

«On veut la paix et on ne sait plus quoi faire pour l’avoir. Ce n’est pas normal», déplore une citoyenne qui souhaite garder l’anonymat par crainte de représailles.

En plus de ces bruits, cette dernière se dit aussi dérangée par des odeurs de cannabis, notamment en journée.

«On ne peut même pas s’asseoir dehors parce que ça sent comme la mouffette. On a travaillé toute notre vie pour se payer notre maison et ce n’est pas agréable de vivre ici. Je suis découragée», avoue cette retraitée.

En réponse à ces faits dénoncés lors du dernier conseil d’arrondissement, le lieutenant Dupuis du poste de quartier 45 a promis une intensification des patrouilles dans ce secteur, de jour comme de nuit. Une attention spéciale adressée à chaque groupe de travail sera rédigée pour assurer des patrouilles plus régulières.

Par ailleurs, des déchets et débris seraient souvent laissés dans le parc après le départ de ces groupes au désespoir de plusieurs parents de ce quartier.

«J’ai une petite fille et je suis inquiète, car le parc est sale et il y a souvent des bouteilles de bière brisées ou pas terminées qui traînent. Je ne l’empêche pas d’y aller, mais je dois toujours faire très attention», confie une mère de famille.

Pas plus de cas qu’ailleurs
Ces citoyens se disent exaspérés par ces problèmes, mais les données d’intervention des services de police dépeignent pourtant un parc «pas plus criminalisé qu’un autre», selon Audrey Ferron, agente sociocommunautaire du PDQ 45.

«Il y a des petits incidents, on retrouve quelques méfaits, mais il n’y a rien de plus. On rédige quand même une attention spéciale pour que les patrouilleurs puissent passer plus souvent», précise-t-elle.

À titre d’exemple, au mois de juin, seul le cas d’une poubelle incendiée a été répertorié par le SPVM au parc Pasquale-Gattuso. Cela peut toutefois être la conséquence de l’absence de dénonciation ou de constatation de faits délictueux. Les patrouilles plus régulières devraient permettre d’en savoir davantage et la policière incite aussi la population à contacter le poste de quartier si des méfaits sont constatés afin de renforcer les interventions policières.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!