Nicolas Ledain / Informateur de RDP Anna Barthelemy (au centre) gère l’échoppe de Gaïa avec l’aide de bénévoles comme Elizabeth Sandoval et Jacqueline Charles.

Créée pour lutter contre les déserts alimentaires dans Rivière-des-Prairies, l’échoppe de Gaïa va fêter sa première année d’ouverture. Malgré quelques difficultés, cette épicerie bistro attire de plus en plus de clients et espère poursuivre son développement.

Les journées sont animées dans le local de l’échoppe de Gaïa sur l’avenue Fernand-Gauthier. Actuellement, cet organisme d’économie sociale ne compte qu’une seule employée, la gérante Anna Barthelemy, qui assume aussi les tâches de commis, livreur, caissière et parfois même cuisinière. Le reste du travail est assuré par une quarantaine de bénévoles, dont quinze réguliers sans qui l’échoppe ne serait rien.

«S’ils ne sont pas là, je cours partout. Sans eux, je suis comme un arbre qui n’a pas de feuilles», compare Mme Barthelemy.

Le recrutement d’un employé est donc la priorité pour améliorer le service, car après bientôt un an d’existence, l’échoppe a enfin réussi à s’implanter dans son quartier. Des problèmes de financement et d’approvisionnement avaient en effet retardé son ouverture et les premiers mois d’existence n’ont pas été de tout repos, puisque l’organisme a été contraint de fermer à quelques reprises suite à des bris d’équipement. L’évolution est néanmoins positive selon sa responsable.

«On a été fermés en début d’année, mais à la réouverture en février, la clientèle a triplé en un mois. Le besoin est vraiment là et les gens suivent», assure Anna Barthelemy.

En effet, dans RDP, la majorité des épiceries et centres d’achats se concentrent autour des boulevards Maurice-Duplessis et Rodolphe-Forget. Entre Perras et Gouin, les résidents sont souvent dépourvus de commerces de proximité.

«Je suis mère monoparentale de quatre enfants et c’est une chance de pouvoir faire mes achats ici. Cela permet aussi de mettre de la vie et de rencontrer du monde», témoigne Jacqueline Charles, membre et bénévole de l’échoppe.

Cet enjeu des déserts alimentaires a d’ailleurs été ciblé comme une des priorités du futur plan de quartier sur lequel travaille la Corporation de développement communautaire avec le soutien de l’arrondissement.

Plus et mieux
Actuellement l’échoppe de Gaïa propose essentiellement des fruits et légumes dans ses étals. De plus, par manque de personnel, l’organisme n’ouvre ses portes que du jeudi au dimanche. Les grands objectifs des prochains mois seront donc d’améliorer l’offre et de proposer de nouveaux horaires en recrutant un commis. Anna Barthelemy tente d’ailleurs de nouer un partenariat avec un agriculteur pour diversifier les produits.

Afin de s’intégrer dans son quartier, la gérante souhaite aussi mettre en avant la partie bistro qui compte quelques tables et chaises pour accueillir des citoyens pour un café ou un plat préparé sur place. Des livres, un ordinateur, une imprimante et des jeux pour enfants sont aussi à disposition des visiteurs afin de faire de l’échoppe de Gaïa un point de rassemblement de la communauté.

«C’est leur endroit, je veux qu’ils viennent ici et se sentent chez eux», confie Mme Barthelemy.

Une épicerie accessible

L’échoppe de Gaïa a été créée en 2016, mais n’a ouvert officiellement ses portes qu’à l’issue de l’été 2017. L’épicerie est financée par le Directeur de santé publique et l’arrondissement pour offrir une solution face aux déserts alimentaires.

«Il y a beaucoup de familles qui touchent l’aide sociale dans le quartier et on veut leur permettre d’avoir accès à une alimentation saine sans se ruiner. C’est notre priorité, on ne cherche pas à faire des profits», précise Anna Barthelemy, la gérante de l’échoppe.

Cette épicerie a un statut d’organisme d’économie sociale et fonctionne grâce à l’aide de bénévoles.

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