Youri Nabbad - L'Informateur RDP Béatrice Maurose et des invités à la soirée de lancement de la Maison d'édition.

Les éditions Mots Roses inauguraient mercredi leur lancement officiel. L’occasion pour l’organisme à but non lucratif de dévoiler ses ambitions.

L’inauguration a eu lieu dans la salle Le Chateaubriand de Rivière-des-Prairies, où le logo et le slogan de la maison d’édition ont été dévoilés aux journalistes et citoyens présents.

«J’ai choisi le slogan Des éditions qui libèrent, explique Béatrice Maurose, à l’origine du projet. Libérer les auteurs de toutes leurs contraintes afin qu’il puisse se focaliser sur l’aspect artistique, c’est ça notre objectif.»

De la difficulté à décrocher un contrat d’édition

Béatrice Maurose, écrivaine et passionnée par le domaine littéraire, le sait, décrocher un contrat classique avec une maison d’édition s’avère très compliqué. En effet, les auteurs essuient souvent de nombreux refus, car les maisons d’édition classiques sont bien souvent débordées par les demandes de publication.

La solution de l’auto-édition reste possible, mais celle-ci requiert un investissement conséquent de temps et d’argent. Il faut en effet s’accommoder des frais d’impression, des frais d’illustration, et assurer seul la promotion de son livre. Ces nombreux efforts à fournir peuvent rebuter beaucoup d’auteurs potentiels. C’est à partir de ce constat que la maison d’édition Mots Roses est née.

«Beaucoup d’auteurs se découragent. Nous souhaitons donner la chance à tout le monde, du novice à l’écrivain chevronné, explique Béatrice. Nous accompagnons l’auteur dans toutes ses démarches, de l’embryon de l’œuvre à sa publication. Je suis là pour encourager ces personnes et les inciter à ne rien lâcher.»

La question du financement

Pour subvenir aux dépenses liées à l’impression, à l’édition et à la publication, ainsi qu’à l’aspect promotionnel, la maison d’édition projette d’obtenir des subventions publiques. Dans l’hypothèse où l’organisme peinerait à obtenir des dotations, d’autres options sont envisagées.

«Nous allons commencer à entamer nos recherches de financement, assure Jean Robert, responsable de la communication. En plus des subventions, nous allons organiser des évènements privés afin de récolter des fonds.»

Et pour ceux qui douteraient de la possibilité pour la maison d’édition de se doter de financement, Béatrice Morose leur répond que l’argent ne sera pas un frein.

«C’est un organisme à but non lucratif, souligne-t-elle. Je ne me dégagerai pas de salaire. Mon seul objectif est d’aider les auteurs à être publiés.»

Tout l’argent récolté sera donc investi dans les livres de ses futurs auteurs.  Si elle n’a pas encore de réelle équipe, elle invite tout volontaire ayant l’envie de s’impliquer à la rejoindre bénévolement.

«Tout le monde est le bienvenu pour participer à ce beau projet, explique Béatrice. Que ce soit pour prendre part à la correction, à la pagination ou à la typographie, nous aurons besoin de forces vives.»

Pas de garantie de publication

Si l’organisme entend se différencier des maisons d’édition classiques, il ne donne pas non plus une garantie ferme de publication.

«Les maisons d’édition traditionnelles cherchent d’abord quelqu’un qui a un nom ou un palmarès littéraire, constate Jean Robert. Ici, tout le monde aura sa chance, mais si nous recevons trop de demandes, nous ne pourrons pas garantir une publication.»

L’objectif est de donner la possibilité aux personnes qui savent écrire de se faire publier. S’ils ne savent pas par où commencer, ils sauront que la maison d’édition Mots Roses est là pour les aider dans leurs démarches.» -Jean Robert, responsable de la communication aux éditions Mots Roses

Si les éditions Mots-Roses n’ont pas encore de local, les personnes pourront néanmoins  contacter la maison d’édition par téléphone ou via le site web et l’adresse courriel fournie.

«Nous avons une case postale où les auteurs peuvent nous contacter par courrier. Pour l’heure, toute prise de contact se fera principalement en ligne, explique Mme Maurose. Les auteurs auront toujours la possibilité de me rencontrer chez moi ou dans un café.»

La maison d’édition est d’ores et déjà ouverte et attend son premier auteur.

Plus d’informations ici : www.motsroses.duoegpanel.com

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