Alors que l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles est pleine campagne électorale municipale, des pancartes datant de l’élection provinciale du 1er octobre sont toujours dans le paysage.

Près de deux mois après le scrutin, des pancartes de la candidate de la Coalition Avenir Québec, Loredana Bacchi, et du premier ministre, François Legault, sont toujours en place au coin de la rue Blaise-Pascal et du boulevard Armand-Bombardier.

Quelques centaines de mètres plus au sud, au coin des boulevards Henri-Bourassa et Ray-Lawson, à la frontière des arrondissements Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles et Anjou, des pancartes de la candidate du Parti libéral dans la circonscription Anjou-Louis-Riel, Lise Thériault, sont toujours fixées à un poteau des feux de circulation.

En plus de contrevenir à la loi, la présence d’affiches périmées pourrait semer une certaine confusion chez les électeurs qui seront bientôt rappelés aux urnes.

N’aidant rien à la confusion potentielle, des affiches de Theo Vecera, qui a pourtant retiré sa candidature à l’élection municipale du 16 décembre au profit de Manuel Guedes, sont aussi encore visibles à quelques endroits.

Non-respect de la loi

Les articles 259.8 pour l’élection provinciale et 285.8 pour l’élection municipale sont très clairs. Ils stipulent que «toute affiche se rapportant à une élection doit être enlevée au plus tard 15 jours après le jour du scrutin». En cas de maintien de l’affiche, «la municipalité locale sur le territoire de laquelle elle est située ou le propriétaire des lieux ou des poteaux où elle est placée peut la faire enlever aux frais du parti ou du candidat qu’elle favorise». Un avis de cinq jours doit cependant être transmis par le plaignant.

«L’avis doit indiquer les endroits où des affiches doivent être enlevées», mentionne la loi.

«Si la municipalité ou le propriétaire a dû procéder à l’enlèvement d’affiches aux frais du parti, du candidat ou de l’intervenant particulier, la facture doit indiquer le lieu et la date où il a été procédé à l’enlèvement», stipule également la législation.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) reconnait que cette situation «arrive souvent après les élections».

«C’est le parti qui s’occupe de retirer les pancartes» reconnait le service des communications du PLQ, qui ajoute que «souvent, les citoyens ou les arrondissements nous avisent des oublis».

«Nous allons les retirer juste après», poursuit encore le PLQ.

La Coalition avenir Québec n’a pas répondu à nos appels.

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