La députée néodémocrate d’Honoré-Mercier Paulina Ayala dénonce les coupes contenues dans le budget du ministre fédéral des Finances James Flaherty, qui vont, selon elle, affecter durement les moins nantis et les plus jeunes, et cela, dans différents secteurs d’activités.

Elle en veut au gouvernement pour son acharnement à ne pas reconnaître davantage le rôle positif des organismes communautaires.

« Dans le budget de l’année 2011, il avait resserré la vis contre les organismes communautaires. Il n’a pas ajouté d’argent, au contraire, il a ajouté plus de contrôle. Cette année, il ne parle pas des organismes communautaires », fulmine-t-elle.

Ces organismes, qui apportent souvent de l’aide aux familles dans le besoin, devront donc se débrouiller avec moins de moyens.

« On ne parle pas des vrais besoins des familles et de la création d’emplois, rien, ajoute-t-elle. Il n’y a aucun mot non plus sur le logement social, pas du tout. »

Elle dénonce aussi le fait que le gouvernement compte faire passer le seuil d’admissibilité aux prestations fédérales pour la retraite de 65 ans à 67 ans après 2023. Tout cela afin d’éviter l’explosion des coûts du programme des rentes de vieillesse.

« Les gens qui ont moins de revenus vont avoir une espérance de vie plus courte aussi, estime la députée. Donc, on pénalise encore les personnes qui ont un revenu moindre, parce que ceux qui ont plus d’argent vont avoir une vie plus agréable. »

Enseignante en histoire avant d’être parlementaire, elle se préoccupe beaucoup des jeunes. Et ces coupes vont, à son avis, frapper de plein fouet ceux-ci.

« Ils vont payer plus cher leurs études, couper dans leurs activités, et on va leur donner une charge sociale plus grande, donc c’est vraiment un budget qui n’écoute pas la jeunesse », insiste-t-elle.

Immigration et sciences

Elle-même issue de l’immigration, Mme Ayala se pose en défenderesse de meilleures mesures d’accueil pour les nouveaux arrivants.

En ce qui a trait aux mesures annoncées par le gouvernement dans ce domaine, elle voit d’un bon œil la plus grande transparence avec laquelle la réalité sera présentée aux candidats à l’immigration.

« On va faire une sélection des immigrants en raison de leurs compétences pour travailler ici. Donc, il va falloir absolument parler français et anglais, parce qu’on sait très bien qu’avec une langue ici, on ne fait rien, dit-elle.

« Avant que tu puisses immigrer, il va falloir voir si ton dossier, si tes diplômes ont des équivalents ici, ou si ça va te permettre de t’intégrer au marché de l’emploi. »

Mais, dans les faits, elle croit que la discrimination à l’embauche va persister, et que le gouvernement ne s’attaque pas aux racines du problème.

Enfin, Mme Ayala dénonce l’instrumentalisation de la recherche à des fins économiques. « Ils ne vont pas mettre l’accent sur la science pure, ils vont mettre l’argent pour la science qui va vers l’emploi, vers la création de la technologie, déplore-t-elle. C’est un manque de respect envers les scientifiques. »

Le gouvernement fédéral doublera, notamment, le financement du Programme d’aide à la recherche industrielle et du Programme de stages en recherche et développement industriels, tandis qu’il sabrera de façon importante ses dépenses à Agriculture et Agroalimentaire Canada ainsi qu’à Santé Canada.

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