PACOPHOTO.CA Plusieurs membres de l’industrie métallurgique locale ont pris part à un cocktail au cours duquel la SODEC a lancé un bulletin d’information à leur intention. (Photo : Patrick Deschamps)
Au-delà de ses usines liées à la pétrochimie, Rivière-des-Prairies, Pointe-aux-Trembles et Montréal-Est ont une industrie métallurgique florissante. Afin de favoriser les échanges entre les différents acteurs du monde du métal, la Société de développement économique (SODEC) a lancé son premier bulletin d’information entièrement consacré à cette industrie, le 26 mars, lors d’une « matinée d’affaires de l’Est ».

La métallurgie, définie dans le texte d’introduction du bulletin comme la « science qui permet de transformer mécaniquement et chimiquement les métaux ferreux et non ferreux », a encore de beaux jours devant elle.

Les plus récentes données colligées par les membres de la SODEC démontrent que 117 entreprises et 2976 emplois sont liés de près ou de loin à cette industrie. Qui plus est, « l’âge moyen des employés de cette industrie est de plus de 45 ans et 25 % d’entre eux devraient prendre leur retraite dans les cinq prochaines années ». Ce qui laisse présager de bonnes opportunités d’emploi.

« C’est le secteur d’activités où il y a le plus d’entreprises et c’est celui aussi qui génère le plus d’emplois dans Rivière-des-Prairies, Pointe-aux-Trembles et Montréal-Est », estime Annie Bourgoin, directrice générale de la SODEC.

Mais pour que les extracteurs, les fabricants et les distributeurs de métaux puissent tirer leur épingle du jeu, ils devront s’unir et faire de plus en plus affaire ensemble.

« L’idée c’est de faire du maillage entre ces entreprises-là et de donner de l’information […] sur les nouvelles technologies, les nouveaux marchés, les nouveaux produits financiers, les enjeux, les profils d’entreprises qui sont sur le territoire », affirme Marie-Claude Fontaine, conseillère senior en gestion pour la SODEC.

Le bulletin d’information se veut donc, aux yeux de ses concepteurs, un outil indispensable. Il offre des ressources sur l’industrie en général et dresse le portrait de quelques entreprises, comme celles liées à la « chaîne du cuivre ».

Cette « chaîne » est composée de quatre sociétés qui s’occupent des différentes étapes de transformation du cuivre. L’avantage est que chaque société peut écouler une partie de sa production à une autre. Le récit de cette intégration industrielle est au cœur de ce bulletin.

Quel avenir pour la métallurgie?

Les industries métallurgiques sont présentes depuis plusieurs années dans l’est de la métropole. Si la plupart existent depuis une vingtaine d’années, celles de la « chaîne du cuivre » ont été créées dans les années 1930.

Selon le bulletin d’information, cette forte représentation « s’explique par l’accessibilité aux principaux modes de transport et la présence d’entreprises complémentaires ».

« C’est l’industrie de la chimie et de la pétrochimie qui est arrivée bonne première ici, fait remarquer Mme Bourgoin. Toute l’activité industrielle de transformation autant dans la chimie, la pétrochimie, que le plastique [et] le métal s’est concentrée autour de ce tissu industriel-là. »

Pour la directrice générale, les entreprises qui survivront à l’avenir seront celles qui auront su s’adapter aux soubresauts du marché et diversifier leurs clientèles.

« Je pense que dans la mesure où les entreprises demeurent innovantes et soucieuses de s’adapter aux changements dans le marché, il y encore une place pour elles, indique-t-elle.

« La plupart, comme elles sont en sous-traitance, peuvent être vulnérables, parce que si elles concentrent leur production pour répondre aux besoins d’un, de deux ou de trois clients, elles peuvent devenir vulnérables si leur client est de plus grande envergure qu’elles et qu’il cesse ses activités ou change de fournisseur. »

Les sociétés, qui sont pour la plupart des petites et moyennes entreprises, doivent compter sur des petites commandes rapides pour survivre, ce qui fait qu’elles sont déjà habituées à l’insécurité que leur procure le marché, et, donc, à devoir s’adapter fréquemment.

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