Des collections de livres haïtiens aux manuels pour bricoleurs, la bibliothèque de Rivière-des-Prairies regorge de ressources et de services méconnus des Prairivois. À l’invitation de la bibliothécaire responsable de l’établissement, Joanne Dion, l’Informateur s’est laissé guider dans le dédale de ce havre des lettres.

Quoi de plus surprenant en ce Mois de l’histoire des Noirs que de tomber sur une section entièrement consacrée à la Perle des Antilles. La « collection Haïti » est composée de quelques centaines de livres provenant d’auteurs antillais publiés au Québec ou en Haïti.

« On essaie d’avoir pas mal tout ce qui s’écrit », affirme Mme Dion. Au moins tout ce qui s’importe pourrait se retrouver un jour sur ces tablettes.

« Il y a beaucoup de poètes et tout ça, dit-elle. C’est des gens qui aiment beaucoup la poésie. Quand on a une soirée poésie une fois par année, Franz Benjamin vient souvent.

« Suite au tremblement de terre, il avait reçu des courriels de gens là-bas. On avait fait comme une petite tente, et les gens avaient lu les textes. »

Cette section est aussi très prisée par les jeunes d’origine haïtienne qui fréquentent l’école secondaire Jean-Grou. Que ce soit pour leur plaisir personnel ou pour un travail d’école.

« Au niveau de la fierté, je pense que c’est important », estime la responsable des lieux.

L’Italie aussi a ses entrées

Depuis la fondation de la bibliothèque de Rivière-des-Prairies en 1995, la communauté italienne a toujours pu emprunter des livres dans sa langue.

Malgré tout, la collection s’amenuise année après année. « Moi, j’achète environ 1000 $ de livres par année, mentionne-t-elle. Mais les gens lisent de moins en moins en italien. […]. C’est pour ça qu’on a élagué. »

Lorsque la bibliothèque a été inaugurée, la collection était deux fois plus volumineuse. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’environ 2000 ouvrages. Si les grands-parents continuent à lire l’italien, les plus jeunes sont presque tous passés à l’anglais.

Mais il reste tout de même un peu d’espoir. « Beaucoup de Québécois qui ont suivi des cours d’italien viennent acheter des livres pour garder leur italien », indique-t-elle en parlant de la seule librairie italienne de la métropole, située sur le boulevard Saint-Laurent. Grâce au service de courrier organisé entre les bibliothèques du réseau, n’importe quel Montréalais peut profiter de la collection unique de la bibliothèque de Rivière-des-Prairies.

Les autres collections

En plus des livres haïtiens et italiens, les Prairivois bénéficient d’une panoplie de livres regroupés sous différents thèmes.

Par exemple, les apprentis bricoleurs ont droit à une section « construction/rénovation ». Les amateurs de documentaires peuvent venir emprunter des DVD sur les voyages, la musique, etc.

Ceux qui sont à la recherche d’un emploi ont aussi leur propre section, tandis que ceux qui ont de la difficulté à lire les petits caractères des livres peuvent se rabattre sur les bouquins à gros caractères ou sur les livres audio.

Enfin, depuis quelques années, les adolescents et les jeunes adultes âgés de 14 à 20 ans profitent d’une section qui leur est impartie.

« C’est de plus en plus à la mode. Pointe-aux-Trembles en a une aussi, rappelle Mme Dion. C’était dans le plan familial dans l’arrondissement. »

Bien que les filles soient particulièrement présentes dans ce secteur de la bibliothèque, les garçons peuvent compter sur une importante collection de bandes dessinées japonaises Manga.

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