Gracieuseté Laurent Guérin Des webdocumentaires, tournés dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et le Sud-Ouest et dressant le portrait des ruelles vertes de Montréal, seront présentés le 6 mars dans Rosemont – La Petite-Patrie.

Une série de webdocumentaires portant sur le phénomène des ruelles vertes à Montréal sera présentée le 6 mars prochain chez Ma Brasserie dans Rosemont – La Petite-Patrie.

Les courts films réalisés dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal et diffusés dans les huit ruelles où ils ont été tournés durant l’été 2017 pourront aussi, en partie, être visionnés sur Internet.

En collaboration avec le Regroupement des Éco-quartiers de Montréal, les réalisateurs Pierre-Étienne Lessard, Sylvie Lapointe et Joannie Lafrenière ont tous compilé des témoignages de citoyens derrière ces projets de verdissement.

«On est tous parti à vélo une journée dans Hochelaga-Maisonneuve et on a sillonné toutes les ruelles. On s’est arrêté sur nos coups de cœur, celles qui nous marquaient le plus dans leur aménagement ou celles dans lesquelles on a fait des rencontres intéressantes avec les résidents», raconte M. Lessard.

Les cinéastes ont par la suite répété l’expérience dans des ruelles de l’arrondissement du Sud-Ouest. Les webdocumentaires ont ensuite été projetés dans le cadre de l’événement Vue de ruelle, l’an dernier.

Tisser des liens sociaux
M. Lessard a pu constater à quel point les ruelles vertes se sont transformées en lieux de rencontre pour les familles qui y vivent.

«Ces espaces deviennent souvent un terrain de jeu pour les enfants, on en bloque même parfois un accès pour les sécuriser. Il arrive que les parents profitent des moments de jeux pour se rassembler, faire des 5 à 7. Les gens se réapproprient vraiment leur environnement», souligne le réalisateur.

Le renforcement des relations humaines dans les groupes citoyens à l’origine de ces projets de verdissement a aussi marqué Simon Octeau, directeur adjoint du Regroupemenet des Éco-quartiers de Montréal.

«Le processus lui-même demande déjà une certaine implication locale, car il faut déposer des projets aux arrondissements en groupe, mais dans les dernières années on a constaté que l’aspect social prenait de plus en plus de place. C’est ce que j’appelle du développement durable à échelle humaine, parce que les ruelles vertes impliquent souvent trois aspects essentiels de ce concept, soit le social, l’environnemental et l’économique», souligne M. Octeau.

Ce dernier est convaincu du fait que le phénomène des ruelles vertes va continuer de prendre de l’expansion dans la métropole. Déjà 12 des 19 arrondissements ont participé à au moins un projet dans le genre et, d’ici la fin de l’été prochain, on s’attend à passer le cap des 400 ruelles vertes à Montréal.

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