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Des Montréalais veulent créer une application mobile pour permettre aux gens d’obtenir davantage de renseignements concernant les prix de location des appartements de la métropole.

Julien Fortier, Luis-Gaylor Nobre et Marianne Côté, trois anciens membres du Jeune conseil de Montréal, sont partis du constat que les informations accessibles concernant les logements, notamment les loyers, ne sont pas toujours fiables et plutôt limitées.

Ils ont donc décidé de lancer monloyer.quebec, une entreprise sociale à but non lucratif dont la mission est de permettre aux locataires et décideurs publics de mieux apprivoiser le marché immobilier montréalais.

Pour lancer leur projet, ils ont fait des demandes de financement auprès de différents arrondissements de Montréal. «Nous avons eu le soutien de Rosemont–La Petite-Patrie, du Plateau-Mont Royal et du Sud-Ouest», détaille Luis-Gaylor Nobre, coordonnateur du projet.

À Rosemont, on estime que cet outil «permettra la démocratisation des données sur les logements dans l’arrondissement».

Le conseil a accordé 5000$ au projet et celui du Plateau-Mont Royal 8000$. «Il est grand temps qu’on s’occupe du logement à Montréal. On ne peut que saluer cette initiative», argumente Richard Ryan, conseiller de la Ville dans l’arrondissement du Plateau-Mont Royal.

Désaccord

Les arrondissements de Verdun et d’Ahuntsic-Cartierville s’y sont en revanche opposés. «Nous estimons que la gestion des baux relève de la Régie du logement, entité publique à laquelle l’arrondissement ne doit pas se substituer», explique l’arrondissement de Verdun.

«J’espère que nous réussirons à convaincre tous les maires. Je trouve cette opposition ridicule pour une ville qui veut se définir comme une intelligente et connectée», critique M. Ryan.

Un refus d’aide que déplore aussi Luis-Gaylor Nobre. «Il y a un vrai embourgeoisement dans ce secteur et nous aurions aimé aider les locataires dans leurs démarches. Nous ne voulons pas nous substituer à la Régie du logement.»

Nobre estime que rien actuellement ne permet de vérifier la justesse d’un loyer. «Certains sous-louent également leur appartement bien plus cher qu’ils ne le louent pour faire du bénéfice et le nouveau locataire n’a aucun moyen de vérifier cela», poursuit-il.

L’outil, qui sera disponible sur le site monloyer.quebec, permettra «aux futurs locataires, autant qu’aux futurs propriétaires, de mieux magasiner. Ils pourront comparer plus facilement le prix d’un 3 1/2 à Verdun et d’un 3 1/2 à Rosemont. Les propriétaires pourront aussi mieux connaître le marché dans lequel ils évoluent», ajoute Luis-Gaylor Nobre.

Mais, avant la mise en ligne, le gros du travail, pour toute l’équipe, c’est la récolte de données. Réseaux sociaux, prospection dans le métro, collaboration avec différents organismes… Différents moyens sont mis en place pour récupérer le plus d’informations possible.

«Les plus importantes sont la taille du logement, sa localisation et le prix du loyer. Mais, nous demandons aussi s’il est meublé, si l’hydro est compris dans le loyer, etc.», précise le coordonnateur.

La version pilote du site Internet devrait être lancée à l’automne 2016 pour un lancement officiel en mars 2017.

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