Emmanuel Delacour/TC Media Lyne Drouin et Marie-Noëlle Dufour Boivin, du comité priorité culture, à côté d'une des premières bibliothèques libre-service de Rosemont.

Fort de leur succès depuis les quatre dernières années, les organisateurs des bibliothèques libre-service veulent que plus de citoyens participent au projet.

La Corporation de développement communautaire (CDC) de Rosemont et son comité priorité culture lancent un appel aux résidents du quartier. Les intéressés ont jusqu’au 24 mars pour demander à ce qu’on leur construise une de ces populaires boîtes dans lesquelles tout le monde peut prendre ou déposer un livre.

«Pour 160$ les personnes qui appliqueront recevront la bibliothèque libre-service, un guide d’utilisation, un pieux pour planter leur bibliothèque sur leur terrain et une reproduction d’une œuvre de l’artiste Michel Rabagliati», explique Daniel Desputeau, agent de développement pour la CDC Rosemont.

Et pour faire d’une pierre, deux coups, c’est l’entreprise d’insertion durable le Boulot vers qui s’occupe de fournir la main-d’œuvre pour construire les boîtes en bois. Avec un bon coup de peinture et un entretien approprié, les bibliothèques peuvent braver toutes les intempéries, incluant l’hiver québécois, selon M. Desputeau.

La formule semble porter ses fruits, puisque depuis sa création, plus d’une vingtaine de boîtes décorent les pelouses de citoyens et d’édifices publiques dans Rosemont et une dizaine d’autres dans la Petite-Patrie.

Une initiative citoyenne
Après avoir déménagé dans l’Est du quartier Rosemont, Lyne Drouin s’est dite étonnée par le manque d’accès à la culture.

«J’étais découragée, il n’y avait ni bibliothèque ni maison de la culture dans mon secteur. Mon conjoint m’a fait découvrir un article qui parlait des « little free library » (petites bibliothèques gratuites) aux États-Unis. Je trouvais que c’était une formule hyper-simple, et on s’est donc lancé», raconte Mme Drouin.

C’est ainsi, avec la collaboration de la CDC Rosemont, que les quatre premières bibliothèques libre-service ont vu le jour.

«Honnêtement, au départ je croyais que le feu allait prendre dedans», dit à la blague, Daniel Desputeau.

Craignant le vandalisme, M. Desputeau et Mme Drouin seront toutefois agréablement surpris du succès du projet. «On a eu un problème avec le plexiglas de notre bibliothèque la première année. On l’a retrouvée brisée plusieurs fois. Toutefois, un matin on a retrouvé un nouveau panneau avec des vis prêt à être monté, déposé là par un inconnu. C’est extraordinaire», souligne la citoyenne, contente de l’impact positif dans le quartier qu’a eu l’idée.

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