Nicolas Ledain / TC Media Émilie Dufour a créé un programme de découverte de la robotique pour des jeunes défavorisés.

À 19 ans, Émilie Dufour a déjà un long passé de bénévole. Secouriste, mentor ou accompagnatrice, elle s’engage autant auprès des jeunes que des aînés. Ce dévouement lui a permis de décrocher une bourse d’études décernée par TD.

Cette jeune rosemontoise sait ce qu’elle veut dans la vie. Amoureuse des sciences et fascinée par le corps humain, elle vient de terminer son DEC Plus en sciences au Collège André-Grasset et espère intégrer un cursus biomédical dès la rentrée prochaine. Elle est certaine d’étudier à l’Université de Montréal puisque son dossier a déjà été accepté en sciences biologiques.

Émilie Dufour peut envisager ses études sereinement puisque sa bourse obtenue le 25 mai permettra de payer ses frais de scolarité et de subsistance pendant les quatre prochaines années jusqu’à 70 000$. Elle a été retenue avec vingt autres Canadiens, dont trois Québécois pour son « leadership communautaire ».

« Le bénévolat est nécessaire, c’est une façon de s’entraider et de redonner. C’est la clé vers une meilleure société », estime l’étudiante de 19 ans.

C’est avec cette vision qu’Émilie Dufour a décidé très tôt de donner de son temps pour les autres. Initiée à la robotique par son grand frère qui faisait découvrir ce loisir à des jeunes en difficulté, elle a créé à 14 ans un programme d’accompagnement pour les enfants handicapés ou issus de milieux défavorisés avec le club de robotique de son école.

Soutenus par l’organisme La Relance et les fondations du Dr Julien, Enfants en tête et Mélio, ces journées, fêtes de Noël et ateliers ont accueilli plus de 4000 enfants de 7 à 12 ans en cinq ans.

« On voulait permettre à ces jeunes d’avoir accès à la robotique. Qu’ils soient handicapés ou issus de milieux défavorisés, on voulait montrer qu’ils ont les capacités pour atteindre ce qu’ils veulent », indique Émilie.

Pour lutter contre le décrochage scolaire, la jeune rosemontoise et les membres de ce programme d’accompagnement ont aussi mentoré deux équipes de dix jeunes pour participer à la compétition internationale de robotique FIRST (Favoriser l’inspiration et la reconnaissance des sciences et de la technologie).

« Au début, ils ne voulaient pas participer et après ils avaient hâte de venir aux ateliers. On a le plus haut taux de décrochage scolaire au Québec. Même si ce ne sont que deux ou trois enfants, cela fait toujours trois décrocheurs de moins », argue-t-elle.

En plus de son engagement pour la découverte de la robotique, Émilie Dufour a également joué du piano dans des résidences pour aînés et elle est secouriste bénévole pour Ambulance Saint-Jean.

« À une époque, chaque soir avait son activité, se souvient l’étudiante. Mon papa s’implique beaucoup, mes grands-parents étaient à la Saint-Vincent-de-Paul… Le bénévolat a toujours fait partie de ma vie. »

Malgré son entrée à l’université, cette jeune fille active souhaite poursuivre son engagement avec Ambulance Saint-Jean, mais va laisser d’autres membres du programme robotique prendre le relais. Émilie Dufour ne délaisse toutefois pas sa passion puisqu’elle veut lancer des ateliers et conférences pour inciter les jeunes filles à s’intéresser à la science.

« C’est un milieu très masculin et on n’a pas encore fait notre place. Il y a un tabou à faire tomber et c’est quelque chose qui me motive », conclut cette bénévole engagée.

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