Nicolas Ledain / TC Media Deux enfants se sont blessés en tombant à cause de la chaussée inégale de la ruelle magique.

Une pétition circule en ce moment dans la ruelle magique qui relie la rue Bélanger à la rue Saint-Zotique. Les citoyens de cette voie déplorent l’état de la chaussée et demandent une intervention de l’arrondissement.

Catherine Lambert parle d’un «ras-le-bol» général au moment d’évoquer la ruelle verte qui passe derrière sa maison de la rue de Saint-Vallier. Avec ses trous, ses nids de poule et les morceaux d’asphalte qui se détachent et s’effritent, la ruelle magique pose bien des problèmes à ses résidents.

«Tout le monde a une histoire avec cette ruelle. Toutes les surfaces sont inégales, ça se détache, les enfants glissent et tombent. C’est dangereux», affirme Mme Lambert.

Le mois dernier, un petit garçon de deux ans a chuté et a été transporté aux urgences où il a reçu des points de colle. Deux ans plus tôt, un autre enfant s’était fendu l’arcade sourcilière et avait eu des points de suture.

«C’était comme un blessé de trop. Tout le monde a appelé le 311, mais on n’avait pas tous le même numéro de dossier. Il fallait se regrouper et c’est l’idée de la pétition. On va peut-être finir à avoir quelque chose», espère Catherine Lambert.

Plus de 70 habitants de la ruelle magique ont déjà signé le document que cette résidente souhaite présenter lors du prochain conseil d’arrondissement le 5 juillet. Elle tente d’inciter d’autres riverains à s’associer à cette demande pour obtenir la réfection de cette ruelle qui compte 268 adresses.

Selon un habitant de la rue de Saint-Vallier, cela fait plus de 60 ans que la chaussée n’a pas été entièrement refaite dans cette voie qui a été transformée en ruelle verte en 2012.

Si le règlement de l’arrondissement précise que les travaux d’excavation sont pris en charge par les services municipaux, rien n’est indiqué concernant la chaussée.

La voirie est venue boucher quelques trous en réponse aux récents appels, mais Mme Lambert juge ce «patchage» insuffisant.

«On est le type de ruelles que l’arrondissement tente de promouvoir. On se réapproprie, on nettoie, on verdit… Mais c’est non sécuritaire. Ils nous donnent la gestion, mais on ne sait pas faire de l’asphalte. À long terme, toutes les ruelles vont passer par cet état de dégradation. C’est quoi leur plan?», s’interroge Catherine Lambert.

La SODER, l’organisme indépendant en charge du programme Écoquartier dans l’arrondissement, assure être au courant de cette problématique et incite les résidents de la ruelle magique à engager des démarches pour un processus de transition dans cette réfection.

«Nous ne sommes pas pour des projets de réasphaltage, mais il y a la possibilité de mettre des pavés alvéolés ou d’autres installations plus vertes. On ne peut pas répondre à toutes les demandes, mais nous sommes prêts à accompagner les responsables de ruelles vertes dans leur démarche », explique Mikael Saint-Pierre, le directeur de la SODER, qui précise que l’arrondissement investit 200 000$ chaque année pour les ruelles vertes.

Contacté par TC Media, l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie n’a pas répondu à notre demande d’entrevue.

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