Nicolas Ledain / TC Media Sept produits à base d’insectes sont en vente dans la machine distributrice des Amis de l’Insectarium de Montréal.

Sauterelles, grillons grillés, gâteaux, sauces et autres produits à base d’insectes sont en vente dans une machine distributrice installée depuis quelques jours dans le hall de l’Insectarium de Montréal. L’objectif est de faire découvrir l’entomophagie, la consommation d’insectes.

Dans cette machine distributrice, les snacks traditionnels ont laissé la place à sept produits à base de grillons ou sauterelles. On y retrouve des gâteaux pour chiens, des amuse-bouches assaisonnées, des barres protéinées pour le sport, des pâtes, des biscuits et de la sauce aux carottes pour des prix allant de 2$ à 17$.

«On a vraiment de tout. Il n’y a pas de produits qui se compétitionnent, car on voulait présenter plusieurs jeunes entreprises québécoises. D’autres produits en cours de développement vont s’ajouter prochainement», promet Julien Longuez, chargé de projet aux Amis de l’Insectarium de Montréal, institution qui porte ce programme.

Cette installation s’inscrit dans la première phase d’un projet plus large intitulé « On croque des insectes? » porté par les Amis de l’Insectarium de Montréal. L’objectif est de faire la promotion de cette pratique alimentaire alternative et de dépasser le «facteur yuk» du dégoût.

«Durant la première phase, on découvre l’entomophagie et on présente les producteurs au public. Pendant la deuxième phase, on va imaginer la culture entomophagique de demain. Enfin, pour la troisième phase, on favorisera plusieurs actions avec différents acteurs pour aller dans le même angle», indique Noémie La Rue Lapierre, directrice générale des Amis de l’Insectarium.

L’organisme ambitionne de mettre en relation les producteurs, des responsables culturels dans le domaine culinaire, des écoles et les communautés montréalaises pour développer ses premières opérations d’ici deux à trois ans. Un livre de recettes ou des petites fermes de grillons dans les écoles font partie des idées évoquées au sein des Amis de l’Insectarium.

«On n’aura pas le choix à un moment donné, il faudra manger des insectes, car cela consomme beaucoup moins d’eau que des élevages d’animaux. C’est plus écologique et c’est riche en protéines», assure Julien Longuez.

L’offre entomophagique attire les curieux à l’Insectarium de Montréal depuis quelques jours, comme le jeune Émile, venu avec sa sœur et ses parents pour tester les sauterelles et grillons.

«Je suis assez curieux et j’avais quand même envie de savoir ce que ça goûte. J’avais goûté des fourmis vivantes, car mes amis disaient que ça goûtait le citron et c’était vraiment bon donc c’est cela qui m’a attiré», affirme le jeune garçon qui a croqué avec envie dans ces snacks originaux.

«On croque des insectes?» figure dans la liste des projets qui participent au concours l’Est innove organisé pour faire émerger des solutions innovantes face à des problématiques dans plusieurs domaines, dont l’environnement.

La machine distributrice d’insectes a terminé troisième de la première phase de ce concours en quatre étapes ce qui a permis de récolter 300$ pour la location de l’équipement. Les Amis de l’Insectarium sont actuellement engagés dans la deuxième étape, celle de la mobilisation de ressources et de développement du projet.

Un stand de bouffe de rue à base d‘insectes
Depuis le 15 juin et jusqu’au 4 septembre, l’Insectarium de Montréal accueille aussi un restaurant temporaire qui propose de la nourriture de rue préparée à base d’insectes.

Burgers et falafels à la farine de grillons, tacos au ver à soie, crème glacée saupoudrée de termites ou encore un plateau découverte de bouchées sont proposées au menu du «Croque-insectes». Les plats ont été élaborés par le chef Rafaël Martinez du restaurant du Jardin botanique.

Cette opération fait suite au programme «Croque-insectes» qui proposait des bouchées de sauterelles à l’Insectarium entre 1993 et 2005. Il avait été relancé ponctuellement lors de la conférence internationale sur l’entomophagie accueillie par Espace pour la vie en 2014.

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