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Projet lancé en août 2016, la cantine roulante qui offre des repas trois fois par semaine au parc du Pélican semble être là pour rester, selon un «triste» constat de l’Armée du Salut.

L’initiative, qui existe depuis plusieurs années au centre-ville de Montréal et dans l’arrondissement de Verdun, avait été tentée dans Rosemont, l’été dernier, à la suite de discussions entre l’organisme et la Corporation de développement communautaire (CDC) du quartier.

«Malheureusement, l’expérience est positive. On aurait préféré savoir que les gens n’ont pas vraiment besoin de ces services en sécurité alimentaire, mais ce n’est pas le cas. Le besoin est confirmé», souligne Vanessa Pérugien, directrice des services d’urgence de l’Armée du Salut.

La cantine voyage au parc du Pélican depuis un an tous les deuxièmes, troisièmes et quatrièmes mardis du mois, afin d’offrir gratuitement des repas chauds aux gens qui en ont besoin.

Dès la première tentative, près de 30 personnes se sont déplacées, un nombre «surprenant», selon Mme Pérugien, considérant qu’à l’époque, le service venait tout juste d’être annoncé.

Cette dernière constate aussi que depuis plus d’un mois et demi, la moyenne des utilisateurs a augmenté, avoisinant désormais les 125 personnes lors de chaque sortie de la cantine, ce qui dépasse les 300 par mois servies auparavant.

«On savait que le parc du Pélican était un secteur important parce qu’il est entouré de logements sociaux. Contrairement aux gens que l’on rejoint au centre-ville, les personnes dans Rosemont ne sont pas nécessairement en situation d’itinérance. Elles ont souvent un toit, mais leurs revenus sont faibles et elles sont parfois isolées», explique Mme Pérugien.

Des familles, des jeunes, des personnes âgées, voilà ceux qui constituent le visage de la pauvreté «cachée» de l’arrondissement.

«Je me souviens d’une dame qui est venue. Elle nous a raconté que ç’a été difficile de nous approcher parce qu’elle se sentait « trop fière » et que ce n’était pas pour elle. Les personnes ont souvent peur du jugement des autres lorsqu’elles nous approchent», souligne la directrice.

Pour d’autres, il s’agit d’un moyen de briser l’isolement et de prendre contact avec les bénévoles de l’Armée du Salut, mais aussi avec les autres résidents du quartier.

«Rapidement, les gens ont commencé à nous demander « quand se tiendra la prochaine fois? »», insiste Mme Pérugien.

Sur l’ensemble du territoire montréalais, la cantine roulante de l’Armée du Salut rejoint entre 700 et 900 personnes par mois avec ses visites dans les arrondissements de Ville-Marie, de Verdun et de Rosemont – La Petite-Patrie.

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