Gracieuseté / Redgi Poirier Le club compte plus de 600 membres qui courent sous la tunique jaune et noire.

Ce club historique de Rosemont – La Petite-Patrie fait sa 35e rentrée en 2017. Fort d’un état d’esprit basé sur l’identité et l’amour de ses couleurs, cette institution de quartier continue de former de potentiels futurs champions sous la houlette de son président fondateur.

«Je suis comme “pogné” avec mon club. Même si je voulais m’en débarrasser, je ne pourrais pas», avoue Jean-Yves Cloutier.

À 60 ans, le fondateur du club multisport Les Vainqueurs est devenu inséparable de l’organisme sportif qu’il a créé à 24 ans, en 1982. Au cœur de ce qu’il appelle affectueusement sa «grande famille», M. Cloutier a vu grandir et s’épanouir des milliers d’athlètes au fil de 35 ans d’histoire, parmi lesquels sa fille et depuis quelques mois sa petite-fille de 4 ans, devenue elle aussi membre des Vainqueurs.

«C’est un club intergénérationnel, de 3 à 88 ans. C’est même plus qu’un club, il y a un esprit qui règne ici. Il y a même des couples qui se sont formés, on a créé 35 couples en 35 ans», se félicite le président fondateur.

Symbole de ce sentiment d’appartenance familial, au sein du club d’athlétisme et de course à pied rosemontois, il n’y a qu’une seule règle immuable, l’obligation d’arborer fièrement le jaune et le noir de l’uniforme choisi il y a 35 ans.

«J’ai choisi le nom Les Vainqueurs, car je voulais quelque chose qui ne se traduit pas et qui soit positif. Un vainqueur a de la détermination. Celui qui termine dernier et qui se surpasse n’est pas un gagnant, mais c’est un vainqueur.»
Jean-Yves Cloutier, président fondateur du club Les Vainqueurs.

Si le club compte aujourd’hui 600 membres et 25 entraîneurs, Jean-Yves Cloutier a commencé cette aventure seul il y a plus de trois décennies. À l’époque il cherchait simplement à «sauver du temps» en réunissant au sein d’une même entité le groupe de filles d’une école secondaire dont il était le coach et les personnes à qui il prodiguait des conseils pour la course à pied. Les Vainqueurs propose aujourd’hui cinq sections et un programme sport-études.

«C’est une fierté, mais c’est grâce à la confiance des membres que ça a fait des petits. Je suis peut-être le chef d’orchestre, mais j’ai surtout d’excellents musiciens», illustre M. Cloutier.

D’un point de vue sportif, le club peut se vanter d’avoir formé le sprinteur Nicolas Macrozonaris qui a participé aux Jeux olympiques 2000 et 2004, Isabelle Ledroit qui représentait le Canada aux championnats du monde en 2001 et plus récemment Kimberly Hyacinthe au 200m, Karine Belleau-Béliveau sur le 800m ou Stevens Dorcellus au saut en longueur. Les Vainqueurs fonde également de grands espoirs sur Mikella Lefebvre-Oatis, sacrée au saut en hauteur lors des Jeux du Canada 2017.

«Il y a encore de la relève. Si on a un jeune de 14 ou 15 ans qui performe bien, nous sommes capables d’assurer l’encadrement et de l’emmener au plus haut niveau», fait valoir Jean-Yves Cloutier.

L’organisme sportif prévoit de faire une grande fête au mois de novembre pour célébrer son 35e anniversaire. Cette saison historique va toutefois être délocalisée dans Mercier puisque le club a dû quitter provisoirement ses locaux du centre Étienne-Desmarteau en raison des travaux qui sont en cours sous la piste jusqu’à l’automne 2018. Il a élu domicile à l’Aréna Saint-Donat en attendant.

Même forcé de délaisser ses bases en 2017-2018, le club multisport rosemontois veut encore défendre pendant longtemps l’état d’esprit associé aux Vainqueurs et à sa camisole jaune et noire.

«C’est rendu une institution et je pense déjà aux 40 et 50 ans», confie Jean-Yves Cloutier.

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