Archives TC Media Manque de médecins, vieillissement de la population, soins de proximité peu développés… la circonscription de Bourassa-Sauvé est en proie à de grosses difficultés dans le domaine de la santé.

Une nouvelle méthode de traitement du cancer du poumon  a vu le jour à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, offrant une avenue prometteuse aux médecins voulant intervenir sur des formes complexes de cette maladie.

C’est grâce à la collaboration de trois départements de l’établissement en santé que ce procédé inédit a permis de retirer une tumeur au poumon à une patiente d’une façon qui a tiré profit de l’expertise d’experts en chirurgie thoracique, en radio-oncologie et en radiologie interventionnelle.

«Cette patiente n’était éligible à aucun traitement. Nous avons donc décidé de passer en bloc opératoire pour libérer la tumeur grâce à une incision, afin que notre radiologiste puisse guider une ablation par radiothérapie», explique le Dr George Rakovich, spécialiste en chirurgie thoracique.

Malgré le fait que la patiente n’ait survécu que deux ans après cette intervention, cette procédure hybride pourrait permettre des traitements plus précis et plus efficaces, selon ce que rapporte un article publié par l’équipe de médecins dans la Revue canadienne des soins respiratoires et critiques.

En effet, habituellement les cancers du poumon peuvent être guéris par une de ces trois méthodes: l’ablation par chirurgie, la radiothérapie et l’ablation percutanée, qui consiste à utiliser une aiguille introduite dans le corps qui «brûle» la tumeur. La collaboration entre les docteurs George Rakovich, Stéphane Carignan et Alexis Bujold pourrait servir d’exemple dans des scénarios oncologiques complexes.

Par ailleurs, le Dr Rakovich se spécialise sur une approche en chirurgie «minimalement invasive» lorsque vient le temps de procéder à des ablations du poumon pour retirer des masses cancéreuses.

«Les ablations standards retirent la moitié ou le tiers des poumons, et ce peu importe la taille de la tumeur. Afin de conserver plus de tissus pulmonaires, nous essayons d’intervenir plus loin dans les segments dont sont constitués les poumons», souligne-t-il.

Cette méthode permet des périodes de convalescences moins longues pour les patients et limite les risques de complication après la chirurgie.

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