Emmanuel Delacour Ghyslain Chassé, directeur des services techniques et Yvan Gendron, président-directeur général du CIUSSS de l'Est-de-l'Île-de-Montréal.

D’importantes sommes seront investies dans le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l’Est-de-l’Île-de-Montréal pour combattre la vétusté qui s’y est installée.

Regroupant 43 édifices, dont fait partie l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, le CIUSSS comptera sur un total de 72 M$ qui pourrait être débloqué en cas de besoin lors des trois prochaines années. Déjà, 32 M$ ont été approuvés pour la liste de travaux répertoriés par l’administration l’an dernier. Des sommes de 22 M$ pour 2017-2018 et de 18 M$  pour 2018-2019 attendent toujours d’être autorisées par le Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Cet argent viendra s’ajouter aux 12 M$ dépensés annuellement pour maintenir les actifs immobiliers de l’établissement en santé.

«Cet été, on prévoit fermer 10 salles opératoires à Maisonneuve-Rosemont, mais il n’y aura pas de retards sur nos listes d’attentes», garantit Yvan Gendron, président-directeur général du CIUSSS.

Ces rénovations majeures sont nécessaires, l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont ayant reçu la pire note possible, soit la cote E, lors d’une inspection générale de tous les bâtiments de la province effectuée en 2016 par le MSSS.

En attendant les 1,7 G$ prévus pour la modernisation de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont qui devrait être complétée en 2028, le président-directeur général du CIUSSS devra prendre des décisions difficiles.

«Est-ce qu’on conserve 50 % des édifices? Plus? Moins? Cela dépendra de la façon dont le projet de modernisation sera intégré», insiste M. Gendron. Impossible pour lui de se prononcer sur les bâtiments qui devront être démolis avant la production des plans et devis, prévue d’ici trois ans.

Il faut savoir que les plus anciennes installations de l’un des plus grands centres hospitaliers du Québec datent des années 1950. Un des symboles les plus probants de cette vétusté, le pavillon Rachel-Tourigny, dont l’ensemble de la maçonnerie est recouvert par un grillage de sécurité.

Pourtant, les briques usées et les infiltrations d’eau ne sont pas les seuls symptômes de l’ancienneté des édifices.

«Les équipements, les normes, les méthodes d’octroyer des soins aux patients ont tous changé depuis les 60 dernières années. Par exemple, les salles d’opération modernes sont 40 % plus grandes aujourd’hui que celles construites au moment de l’ouverture de l’Hôpital, explique Ghyslain Chassé, directeur des services techniques du CIUSSS. Lorsqu’on rénove, on perd de l’espace et on a moins de salles disponibles.»

Quoi qu’il en soit, malgré un taux d’affluence qui devrait continuer d’augmenter lors des  trois prochaines années, M. Gendron assure que 100 % des services du CIUSSS de l’Est-de-l’Île-de-Montréal seront maintenus.

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