Gracieuseté. Les lieux ont été transformés depuis que les parents et élèves se sont impliqués pour embellir leur école.

Un groupe de parents, d’élèves et d’employés d’un établissement scolaire de Rosemont ont uni leurs forces pour embellir leur cour d’école et combattre les îlots de chaleur de façon innovante.

L’école primaire Saint-Émile, qui célèbre son 60e anniversaire cette année, n’est pas la plus grande de l’arrondissement, car elle ne compte qu’un peu plus de 200 enfants. Pourtant, le travail accompli par ceux-ci depuis les dernières années est inspirant.

Après avoir réussi à amasser 11 000$ pour refaire le lignage dans la cour d’école lors de multiples levées de fond, les enfants et leurs parents se sont lancés dans des projets de verdissement.

Auparavant, les élèves devaient se rassembler à l’heure de la récréation sur la surface bétonnée à l’arrière de l’établissement situé sur la rue Davidson, dans le Vieux-Rosemont. Sans couvert végétal, le mercure y atteignait des sommets vertigineux durant la saison estivale.

«La chaleur était telle que les enfants se cachaient dans les petits coins d’ombres qu’ils pouvaient trouver et ils n’étaient pas très actifs», reconnaît Caroline Waszczuk, directrice de Saint-Émile.

Aujourd’hui, l’endroit est méconnaissable. Des bacs à fleurs et à légumes ont été installés dans les coins de la cour et des zones tapissées de gazon artificiel ont été aménagées le long de la bâtisse, créant des espaces de fraîcheur.

«Les enfants ont planté les potagers en mars dernier et les familles s’alternent les fins de semaine pour arroser les bacs. En plus d’offrir des coins verts, ça nous a permis de conscientiser les élèves par rapport aux îlots de chaleur et à l’environnement», souligne Marie-Pierre Lafortune, présidente de l’organisme de participation des parents de Saint-Émile.

De plus, les jeunes ont pu utiliser leur fibre créatrice dans le cadre de la décoration de la clôture qui ceint leur cour avec de l’art pixélisé. L’idée proposée par Steve Blanchette, un des parents de l’école, est inspirée d’un concept qu’il a aperçu à l’aéroport de San José, aux États-Unis.

Près de 6000 petits carrés de couleurs ont été assemblés sur le grillage avec 9000 attaches, pour former des mosaïques éclatées, qui rappellent les jeux vidéo d’antan. Les dessins originaux ont été conçus par les élèves dans leur cours d’art plastique.

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