Emmanuel Delacour Les déchets s'accumulent depuis des années à l'angle de Bellechasse et de la 30e Avenue.

Plusieurs résidents sont excédés par les déchets qui s’amoncellent près de chez eux, puisque la collecte des ordures tarde depuis plus de deux semaines.

L’édifice à logements du 4530, rue de Bellechasse, a vu plusieurs personnes emménager entre ses murs lors du 1er juillet dernier. Comme partout ailleurs à Montréal, ces déménagements ont entraîné leurs lots de détritus laissés sur la voie publique.

Toutefois, les ordures traînent du côté ouest de la 30e Avenue depuis le dernier passage des camions à ordure le 27 juin, au grand désarroi de Robert Bonin, qui habite le secteur. Des meubles et des matelas ne cessent de s’y accumuler, malgré ses nombreux signalements au 311.

Cette situation est d’autant plus choquante selon ce dernier, parce que le problème des ordures jetées directement à la rue en dehors des jours de collecte est récurrent à cet endroit.

«J’ai fait mon premier appel à la Ville en juillet 2017. On me dit qu’un superviseur est informé chaque fois, mais rien n’est fait pour corriger le tir. Les ordures, c’est un problème récurrent à cet endroit, mais c’est encore pire durant la période du déménagement. Ça fait deux semaines que la collecte des gros déchets n’est pas passée cette fois», indique-t-il.

Au total, celui-ci a fait 12 appels en lien avec ce problème dans la dernière année.

«Ça tourne en rond. J’ai appelé le 311, le bureau des élus. J’ai parlé à plusieurs responsables, pour finalement me faire dire de continuer à contacter le 311», se désole M. Bonin.

Celui-ci a été informé qu’un avis avait été envoyé de la part de l’administration au propriétaire de l’immeuble en mars dernier, mais depuis rien ne semble avoir changé.

Ses voisines, Michelle Ménard et Sarah Meneghel sont elles aussi frustrées par le manque d’action de l’Arrondissement dans ce dossier.

«Les gens déménagent constamment dans cet immeuble et ils lancent souvent leurs déchets à la rue. Il y a un manque d’éducation à rattraper », affirme Mme Ménard.

«Puisqu’ils ne sont pas emballés dans des sacs, les déchets partent au moindre coup de vent et il y des odeurs nauséabondes qui s’en dégagent l’été», insiste Mme Meneghel.

Cette dernière dit avoir appelé les services de l’Arrondissement pour une première fois il y a cinq ans, mais le dossier demeure sur la glace.

Manque de communication?
Pour sa part, le propriétaire de l’immeuble, Mustaque Sarker, affirme ne pas avoir été avisé de la situation par les services de la Ville.

«Je ne le savais pas, je vais le dire à la personne responsable dans le bâtiment tout de suite», assure-t-il à la suite d’un appel de Métro média.

Ce dernier ne parvenait toutefois pas à expliquer les comportements qu’adoptent certains de ses locataires, soulignant ne pas être au courant de problèmes récurrents en ce qui a trait à la gestion des ordures dans son immeuble.

«Si les camions vidangeurs ne passent pas, je ne peux rien y faire», insiste-t-il.

Au moment d’écrire ces lignes, l’Arrondissement de Rosemont – La Petite-Patrie n’avait répondu à Métro média.

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