Gracieuseté Société de développement Angus Vingt années après la création du projet Technopôle Angus, de nombreuses entreprises et travailleurs convergent dans le secteur.

À l’occasion du vingtième anniversaire du Technopôle Angus, la Société de développement Angus (SDA) fait un bilan de ses projets dans le quartier en pleine transformation et se pose de nouveaux objectifs dans la métropole.

Créé en 1994 par la Corporation de développement économique et communautaire (CDEC) à la suite de la fermeture des Shops Angus, l’organisme à but non lucratif tente à l’époque d’améliorer la situation économique dans le Vieux-Rosemont.

«À l’époque, toutes les industries fermaient dans l’est de Montréal et le taux de chômage se situait à 20%. Le Canadien Pacifique (CP) avait comme projet de développer des logements haut de gamme, mais la CDEC désirait plutôt y ramener de l’emploi», raconte Christian Yaccarini, président et chef de la direction de la SDA.

Ainsi, la société de développement s’affaire à acheter de 1998 à 2005 près de la moitié des terrains contaminés du CP, soit l’équivalent de plus de 222 000 mètres carrés.

Si les plans initiaux de revitalisation économique visaient plutôt le secteur industriel, ce seront en fait les secteurs commercial et résidentiel qui viendront y changer le paysage urbain.

«On pensait attirer les industries, mais les usines manufacturières quittaient Montréal, car elles avaient besoin de grands espaces et parce que ça coûtait trop cher du pied carré. Il a donc fallu s’adapter», souligne M. Yaccarini.

Le but est clair: créer 2000 emplois et attirer une centaine d’entreprises dans le technopôle d’ici la fin de sa construction. «Autant d’emplois, ça nous paraissait insurmontable, mais aujourd’hui on est déjà à 2800 à la moitié du projet, et on a su attirer 65 entreprises», se réjouit le président de la SDA.

Et le travail de l’organisme n’est pas terminé. Lancée au printemps 2018, la deuxième phase du Technopôle, l’Îlot Angus, prévoit un projet résidentiel de 37 000 mètres carrés et un projet d’espaces à bureaux de 45 000 mètres carrés.

«La SDA va rester gestionnaire du site après la construction de la dernière phase afin d’assurer qu’il demeure un lieu innovateur», souligne M. Yaccarini.

Enfin, après avoir piloté des projets comme la Vitrine culturelle du 2-22 et du Carré Saint-Laurent, tous deux situés au centre-ville de Montréal, la SDA jette son regard vers l’est de la métropole.

«On veut aller chercher d’autres zones en difficulté pour y faire de la requalification urbaine. Si on regarde des secteurs comme Montréal-Est où il y a encore 14 % de chômage, il y a du travail à faire là-bas», insiste M. Yaccarini.

L’histoire des shops Angus
Nommées en l’honneur d’un de leurs fondateurs, Richard Bladworth Angus, les Shops Angus ont été construites entre 1902 et 1904.

Le complexe industriel servait alors à la fabrication de matériel ferroviaire pour le Canadien Pacifique et il été le principal centre d’emploi et moteur économique qui a propulsé la création du quartier Rosemont.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le secteur emploie jusqu’à 12 000 personnes et est affecté à la production industrielle militaire.

À la fin du conflit, les usines retournent à leur fonction originelle. À partir des années 1970, la compagnie ferroviaire réduit sa production, car le mode de transport tombe en désuétude. Puis en 1992, les Shops Angus ferment définitivement.

C’est à ce moment que la Corporation de développement économique et communautaire (CDEC) est mandatée par la communauté pour revitaliser le secteur. En 1994, elle créé la Société de développement Angus. Après avoir trouvé des partenaires financiers, l’organisme a pour premier projet de réaménager une partie du locoshop en mail industriel et supermarché.

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