Au cours de la prochaine année, l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie devra, encore une fois, faire plus (ou à tout le moins, autant!) avec moins. Afin de boucler son budget, l’administration locale devra procéder à des coupes de l’ordre de 1 M$, a annoncé le maire François W. Croteau, lors du dévoilement de l’exercice financier pour 2014.

Alors que la révision du processus de dotation – effectuée l’an passé – devait mettre un terme au casse-tête financier des arrondissements, de nouvelles contraintes budgétaires ont été imposées par la Ville-centre.

« On se voit coupé, car le budget de l’arrondissement n’est pas indexé. Or, chaque année, les conventions collectives font en sorte que les salaires augmentent, ainsi que [le prix des] contrats. On se retrouve dans une situation particulièrement difficile. On a eu deux semaines pour se r’virer de bord et trouver 1 M$. Il va y avoir beaucoup de travail à faire dans l’année qui vient pour trouver des solutions permanentes à ce problème », a fait valoir M. Croteau, insistant sur le fait qu’il refusait d’imposer une taxe locale.

À savoir si l’arrondissement envisageait de suivre l’exemple de son voisin, le Plateau-Mont-Royal, en augmentant le nombre et le tarif des parcomètres ainsi que des vignettes de stationnement pour générer de nouveaux revenus, le magistrat de Rosemont – La Petite-Patrie a indiqué « qu’aucune solution n’a encore été ciblée, mais que tout était sur la table »

« On va revoir nos processus administratifs, mais au point de vue des tarifs, qui dit qu’il n’y a pas lieu de revoir certaines choses », soutient-il.

En 2013, Rosemont – La Petite-Patrie disposait d’un budget de fonctionnement de 62,7 M$. Pour 2014, celui-ci se chiffre à 64,6 M$, en incluant l’enveloppe dédiée au fonctionnement de la nouvelle bibliothèque Marc-Favreau (2,6 M$).

« Si on enlève l’argent de Marc-Favreau, on se retrouve, malgré une hausse des dépenses non compressibles, avec un budget moins élevé de l’ordre de 600 000 $ par rapport à l’année dernière. Ce n’est pas normal qu’un arrondissement qui doit fournir des services de proximité ne soit pas doté des sommes normales pour les offrir », dénonce-t-il.

Hausse de revenus et réduction des dépenses

Afin de renflouer ses coffres, l’administration locale compte notamment sur une hausse de ses revenus engendrée par la croissance immobilière et l’émission de permis de rénovation.

L’arrondissement a également allégé de 20 % ses dépenses en papeterie, en équipement informatique ainsi qu’en entretien ménager. Le projet de gardiens de parcs est aboli, l’enveloppe budgétaire destinée aux honoraires professionnels est revue à la baisse et chaque direction a réduit son budget d’opérations.

« Ç’a un impact direct sur les services aux citoyens. C’est une décision difficile, mais en tant que gestionnaires responsables, on n’a pas le choix. Nous avons décidé de ne plus être dépendants de ces décisions politiques, souvent partisanes. C’est important de mieux gérer les fonds publics, d’être plus apte et flexible dans notre capacité d’adaptation pour faire face à ces situations », a laissé savoir M. Croteau.

 

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Budget de fonctionnement 2014

Rémunération par direction : 48,8 M$

– Travaux publics (64 %)

– Culture, sports, loisirs et développement (21 %)

– Aménagement urbain et services aux entreprises (6 %)

– Direction et services administratifs (5 %)

– Affaires publiques et greffe (4 %)

Autres dépenses par direction : 15,8 M$

– Travaux publics (43 %)

– Culture, sports, loisirs et développement (23 %)

– Aménagement urbain et services aux entreprises (27 %)

– Direction et services administratifs (5 %)

– Affaires publiques et greffe (2 %)

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