Si l’adoption d’une réglementation plus coercitive quant aux salons de massage est un pas dans la bonne direction, elle n’est pas suffisante pour enrayer ce phénomène, estime la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle (CLES), un organisme rosemontois. Selon elle, il est primordial d’œuvrer directement auprès des travailleuses du sexe.

« On voit le changement de la réglementation d’un bon œil, car ça témoigne d’une volonté de lutter contre l’exploitation des femmes. En même temps, la répression n’est clairement pas l’unique solution. Ça prend vraiment des mesures pour les aider.

« On ne peut pas se contenter de fermer les salons de massage. Celles qui y travaillent ne sont souvent pas là pour le plaisir. C’est parce qu’elles ont des difficultés, un proxénète ou ont besoin d’argent,. Il faut aller les chercher et leur offrir des ressources (hébergement, formation, service de plainte, suivi, etc. ) », plaide Éliane Legault-Roy, responsable des communications à la CLES insistant sur le fait que les travailleuses du sexe sont des victimes et non des criminelles.

Mme Legault-Roy déplore toutefois le manque de services destinés à ces femmes, quoiqu’elle concède que Rosemont – La Petite-Patrie est privilégié en la matière.

« On a le Mouvement contre le viol et l’inceste, qui peut venir en aide à celles qui ont un vécu de violence sexuelle, dans le cadre de la prostitution ou autre. Il y a nous [la CLES] aussi, qui desservons tout Montréal, voire même une partie du Québec. On a aussi du répit pour la nuit pour les toxicomanes sur Beaubien.

« Malgré tout, c’est insuffisant, notamment en ce qui a trait à l’hébergement, la toxicomanie et l’employabilité. C’est rare qu’on indique qu’on a été masseuse dans son curriculum vitae; ça laisse un trou dans son parcours d’emploi. Ça prend des mesures de réinsertion. On ne fournit pas », fait valoir Mme Legault-Roy.

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