À peine annoncée par la Ville-centre, la création d’un nouveau centre de services animaliers municipal, qui doit prendre place en 2014 au coût de 23 M$, soulève des questions.

Le maire de l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie dit dans un premier temps que la création d’un tel lieu « était attendue depuis longtemps. »

« Un endroit comme celui-là va évidemment aider à contrecarrer les organismes qui ont bafoué notre confiance, comme le Berger blanc. Par contre, on a trop peu de détails et on doit en savoir plus, rapidement », dit François W. Croteau.

Les questions sont tout de fois nombreuses: y aura-t-il un seul centre ? Y aura-t-il un point de services dans chaque arrondissement ? Des inspecteurs additionnels seront-ils engagés et si oui, qui les payera ? Voilà quelques-unes des questions auxquelles M. Croteau aimerait avoir des réponses.

« Si c’est un seul grand centre pour l’ensemble de l’île, cela veut dire que certains résidents en seront très loin. Vont-ils se déplacer pendant 45 minutes pour aller porter un chat ? Ce ne sera pas le cas pour tous. Il faudra mettre en place des points de service locaux. Des sommes additionnelles seront nécessaires pour faire respecter les règlements animaliers que la Ville veut nous voir adopter, de même que pour engager plus d’inspecteurs. Là, on n’a pas ces informations. Ça sent la sortie improvisée de la part de l’administration Tremblay, encore une fois. »

En septembre dernier, l’arrondissement a octroyé un nouveau contrat de deux ans d’une valeur de 234 549 $ au Berger blanc pour le service de contrôle animalier sur son territoire. Selon les clauses du contrat, il semble que Rosemont – La Petite-Patrie pourra tout de même utiliser le nouveau centre de services animaliers municipal une fois que celui-ci sera mis en place. « Si tout va bien, ce sera le dernier contrat que nous aurons avec le Berger blanc. Et si la fourrière municipale est prête avant la fin de notre contrat, on pourra y mettre fin; il y a une clause prévue à cet effet », renseigne le maire de RPP.

Des questions aussi à la SPA

Du côté de la Société pour la protection des animaux (SPA), on se dit heureux de l’annonce de la création d’un centre municipal de services animaliers, mais on se demande pourquoi sa gestion n’incombe pas à la Ville-centre.

Le directeur de campagne de l’organisme, Gabriel Villeneuve, souligne que « la Ville est la seule responsable légale concernant la gestion animalière sur son territoire [et] donc devrait en assumer la pleine gestion au même titre que le service de sécurité d’incendie ».

La SPA soulève également l’absence de la stérilisation obligatoire des animaux dans le nouveau règlement municipal. « La stérilisation est la manière la plus efficace et consciencieuse de contrôler la surpopulation animale et de mettre fin aux milliers d’animaux euthanasiés par année. [On] recommande une solution plus tangible : que la Ville offre une clinique de stérilisation à faible coût ainsi que de bannir la vente d’animaux, que ce soit dans les animaleries où ailleurs, afin de rendre l’adoption dans les refuges la seule option. »

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