C’est l’histoire d’Angèle qui a vécu presque toute sa vie à Montréal. Sa mère Anita est une femme bien particulière qui veut tout contrôler. Au point qu’elle a obligé son mari à couper tous les ponts avec sa famille qui habite en Abitibi! Angèle est devenue maman très jeune, c’est Anita qui a élevé son fils Alex. Sa relation avec son garçon n’est pas très bonne puisqu’il ne la considère pas comme sa mère.

Angèle est tannée de sa vie. Elle décide de tout quitter pour aller chercher qui elle est en Abitibi. Elle abandonne son fils, qu’elle confie à Miguel qui en est le père. On entend souvent parler des pères qui abandonnent leurs enfants, mais dans ce cas-ci c’est la mère qui laisse son gamin en partant refaire sa vie. Elle décide aussi de couper les ponts avec tous les autres membres de sa famille immédiate.

Elle va aller habiter à Rapide-Danseur chez cette tante Magdelaine qui est en deuil de sa conjointe Nicole qui est décédée. On traite d’homosexualité et des rejets de l’entourage. Pour nous, qui vivons à Montréal, on côtoie des homosexuelles tous les jours, mais dans le Nord, l’acceptation de la société n’est pas la même.

Durant cette même période, elle va faire la connaissance de Ray, un cri, qui est l’amour de sa vie. Elle va aller rester avec lui dans le village de Chisasibi où on découvre la réalité des autochtones. Ce qui est beau dans cette relation, c’est que c’est un amour sans jugement.

Depuis deux ans, elle a réussi tant bien que mal à reprendre sa vie en main. Malheureusement, son passé va la rattraper lorsqu’elle va recevoir un appel de son frère Ernest. Elle va apprendre que sa mère vient de mourir dans un tragique accident de la route.

Angèle se dit: «Ma mère est morte, j’ai le goût de dire « enfin », mais je sais que ça ne convient pas.» Elle a la certitude qu’elle devrait aller à Montréal dire un dernier adieu à sa mère et retrouver son fils Alex, qu’elle n’a pas vu depuis longtemps. Quelle décision prendra-t-elle?

Ce livre nous permet de découvrir le nord du Québec en découvrant de beaux villages comme Rapide-Danseur. On nous explique qu’«autrefois, dans les premiers temps de la colonie, les voyageurs sortaient de leur canot et venaient se dégourdir les jambes près des rapides avant de continuer sur la rivière». C’était «Des rapides pour les danseurs».

Ce livre nous fait prendre conscience de la vie dans le Nord, le manque d’accès à de la nourriture fraîche. L’accès aux soins médicaux est difficile. Ils doivent souvent faire plusieurs centaines de kilomètres pour avoir droit à des services spécialisés. Nous, les gens de la grande ville, on n’est pas touché par ce genre de préoccupation. On a tout à portée de la main.

Auteure: Louise Desjardins a écrit une dizaine d’ouvrages poétiques, cinq romans, un recueil de nouvelles et une biographie consacrée à Pauline Julien. Elle est la sœur de l’auteur-compositeur Richard Desjardins. Elle a grandi en Abitibi et elle habite maintenant depuis cinq ans dans le quartier Rosemont–La Petite-Patrie.

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