Stéphanie Maunay/TC Media .

La Plaza Saint-Hubert passe à la vitesse supérieure dans son combat contre les pigeons. Un système d’électrification est en cours d’installation sur la verrière pour tenter de déloger les volatiles devenus les bêtes noires de l’artère commerciale.

La Société de développement commercial (SDC) de la Plaza Saint-Hubert reconnaît recevoir un «chiffre très élevé» de plaintes concernant ces volatiles.

C’est pourquoi, d’ici la fin octobre, un système électrifié à bas voltage sera installé sur une vingtaine d’endroits problématiques de la verrière.

«On installe des bandelettes électrifiées; des structures en caoutchouc avec des petits circuits électriques qui fonctionnent à l’énergie solaire, explique Vincent Delate, directeur des ventes pour le Groupe Suprenant, l’entreprise qui travaille avec la SDC sur ce projet. Cela envoie une petite décharge. Mais, on ne peut pas les tuer. Il y a un règlement provincial qui l’interdit.»

La guerre ouverte contre les pigeons ne date pas d’hier sur la Plaza. «On a installé des pics à certains endroits depuis quelques années. On encourage aussi les commerçants à enlever le treillis de leur enseigne, on ramasse les aliments jetés à terre le plus rapidement possible et on nettoie très régulièrement les trottoirs», énumère Mike Parente, directeur général de la SDC.

pigeons plaza

Cependant, même si ces initiatives ont eu quelques effets positifs, le phénomène perdure. Des problèmes de sécurité et de santé peuvent survenir.

Dernièrement, une citoyenne témoignait avoir glissé à deux reprises sur le trottoir en raison des nombreuses fientes de pigeons. De plus, les excréments de ces volatiles peuvent contenir des bactéries, champignons et autres microbes transmissibles à l’homme.

La SDC tente de sensibiliser les commerçants et les propriétaires aux enjeux de salubrité. Mais, le dialogue peine parfois à aboutir. «ll y a des gens qui ne font rien ou pire, qui leur offre un habitat confortable et de la nourriture», atteste M. Delate.

«On n’ira pas travailler sur le domaine public quand les propriétaires ne veulent rien faire», estime M. Parente.

«La Plaza Saint-Hubert, c’est le « Bora-Bora » des pigeons.» –M. Delate.

Le «tout-inclus» des pigeons

Nourriture, eau, et coins douillets, l’artère commerciale est devenue un lieu de prédilection pour les volatiles.

«Si vous et moi avions à choisir un endroit idyllique où finir nos jours, nous choisirions certainement une plage de sable fin. Les pigeons, eux, choisissent la Plaza Saint-Hubert», image, d’entrée de jeu, M. Delate.

Même si la rue Saint-Hubert n’est pas le seul endroit aux prises avec une problématique de volatiles, son cas semble particulier.

«La Plaza Saint-Hubert offre tout ce qu’il faut aux pigeons. Les trottoirs sont parfaits pour trouver de la nourriture, les enseignes sont idéales pour la reproduction et la marquise est l’endroit rêvé pour que les oiseaux puissent se percher. C’est le paradis», expose M. Delate.

«Notre plus grosse problématique avec les pigeons, c’est l’être humain. Les personnes qui disent que c’est sale et dégueulasse sont les mêmes qui jettent la nourriture à terre parce qu’ils se sentent mal pour les pauvres petits pigeons qui n’ont rien à manger», argumente M. Parente.

Le règlement sur le contrôle des animaux de Rosemont–La Petite-Patrie stipule pourtant qu’il est interdit de nourrir les pigeons, au même titre que les écureuils. Les amendes peuvent aller de 100$ à 4000$.

«Cela fait 10 ans que je travaille ici et je n’ai jamais vu quelqu’un recevoir une amende pour avoir nourri des pigeons», ironise M. Parente.

Chaque année, la Plaza Saint-Hubert consacre un budget de près de 50 000$ à la propreté de son artère.

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