Collaboration spéciale Fudge se produira lors de la demi-finale des Francouvertes lundi soir.

David Bujold et ses trois compères qui composent le groupe Fudge font partie des neuf demi-finalistes des Francouvertes qui se déroulent jusqu’au 9 mai. Rencontre avec son fondateur, David Bujold, chez lui, dans Rosemont.

Silhouette longiligne et cheveux ébouriffés, David Bujold est un mélomane averti. Derrière lui, sa collection d’environ 300 vinyles à laquelle s’ajoutera bientôt celui de Fudge. C’est le groupe qu’il a fondé avec trois amis. Ce n’est qu’en janvier que le projet a été dévoilé, lorsqu’ils ont appris leur participation aux Francouvertes.

«Nous sommes arrivés en demi-finale, c’était notre objectif et c’est déjà une victoire en soi. Mais comme nous sommes classés troisièmes, on se permet de rêver de remporter cette édition», avoue David, les yeux pétillants.

La musique que Fudge présente est un mélange astucieux entre le grunge, le stoner et le rock psychédélique. «Quelque chose de lourd et de chaud. Un peu comme un fudge, cette confiserie anglaise. Mais c’est aussi le mot que j’utilise pour éviter de dire « fuck »», lance-t-il en ajoutant ô combien il est difficile de trouver un bon nom de band.

Pour le mélomane qui joue de la guitare depuis ses sept ans, les sources d’inspirations sont variées. Du haut de ses 35 ans, c’est au son de Genesis qu’il a été bercé, avant de découvrir Pink Floyd, Nirvana, et plus récemment Tame Impala. Et aujourd’hui, ce qui tourne en boucle sur sa platine, c’est Fuzz.

Des influences très anglo-saxonnes pour un auteur-compositeur qui écrit en français. «J’ai grandi dans un milieu francophone, j’aurais l’impression d’être un imposteur si je chantais en anglais», explique-t-il.

S’il a toujours écrit en français, David a changé sa façon de produire. «Lorsque j’étais ado, j’avais mes dictionnaires de synonymes, j’écrivais des chansons d’amour… Maintenant, je marche plus à l’instinct. Je prends un bloc note, ou je m’enregistre fredonner un air qui me passe par la tête. C’est beaucoup plus naturel, plus spontané».

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David est le leader du groupe Fudge. Photo TC Media – Delphine Jung

L’impact sur le résultat final est visible. Ou plutôt audible. Les textes sont nébuleux volontairement. Le premier morceau de l’EP s’appelle Ju. «Est-ce une ancienne conquête, une amie perdue, ma blonde… Je laisse planer le mystère».

Du studio maison au Metropolis

En tout cas, c’est bien sa compagne qui l’entend dans une pièce de leur appartement, aménagée en petit studio. Une vraie caverne d’Ali Baba où des cartons de vieux magazines s’empilent au milieu d’une collection de synthétiseurs et de guitares. «J’ai enregistré cet album tout seul. Ce n’est que pour les shows que nous nous sommes réunis avec Vincent, Pierre-Alexandre et Olivier».

Si pour l’instant, David conseille d’écouter sa musique en faisant la vaisselle ou en conduisant, c’est de grandes scènes qu’il rêve. Le Métropolis par exemple, ou des festivals comme Osheaga.

Car depuis le passage de Fudge aux Francouvertes, il en est persuadé : «Si les morceaux studio sont intéressants pour les subtilités sonores, on est aussi très bons en live».

Fudge aura l’occasion de montrer encore une fois ce qu’il sait faire sur scène lors de la demi-finale qui se déroulera lundi 11 avril, au Lion d’Or, au 1676, rue Ontario.

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