Une nouvelle ruelle comestible est sortie de terre la semaine dernière sur un des anciens terrains vagues de la Place Basile-Patenaude.

Il aura fallu trois jours aux bénévoles pour verdir 15 000 pi2 de la ruelle située à côté du jardin communautaire Basile-Patenaude, dans le Vieux-Rosemont.

On y trouve désormais des fruits comme des pommes, des cerises, des mûres, des groseilles, du raisin, du cassis, des poires, des mûres ou des framboises; mais aussi des fruits moins connus comme les gadelles, les paw paw, les viornes, du sureau, les camerises, les amélanchiers, ou du goji, pour nommer que ceux-ci.

«On a planté tous les fruits que l’on peut cultiver au Québec», affirme David-Alexandre Boutin, le président du conseil d’administration du jardin Basile-Patenaude qu’il gère bénévolement depuis cinq ans.

C’est dans sa tête que l’idée de reconvertir un terrain laissé à l’abandon depuis plus de 30 ans en véritable verger urbain a germé en 2013.

«Mais rien n’aurait été possible sans l’incroyable mobilisation citoyenne qu’il y a eu autour de ce projet», ajoute-t-il en toute modestie.

Sur les 150 arbres plantés, 90 ont été fournis par l’arrondissement et 60 par la SODER, qui sont les deux partenaires de ce projet citoyen.

Une revitalisation à faible coût

La Place Basile-Patenaude est située dans un des secteurs les moins favorisés de l’arrondissement. M. Boutin se souvient qu’il y a à peine cinq ans les résidents devaient composer avec des cas de «petites criminalités» et que des personnes itinérantes avaient pris l’habitude d’y installer des campements de fortune.

«C’était l’anarchie, on ne compte plus les fois où on y a retrouvé des seringues, avoue-t-il; mais maintenant c’est fini! En quelques années, le secteur a connu un virage à 180° grâce à ce genre d’initiative.»

Comme le confirme Marie-Claude Perreault, chargée de communications à de l’arrondissement, les ruelles vertes ont en effet pour conséquences d’augmenter le sentiment d’appartenance des résidents à leur quartier et d’accroître la sécurité dans le secteur.

Aujourd’hui un groupe de bénévoles encadrés par M. Boutin prend le relais sur la mairie pour prendre en charge et entretenir ce nouvel espace que les familles ont déjà commencé à investir.

«C’est une initiative unique dans l’arrondissement, voire même dans Montréal où on a rarement vu un projet citoyen aussi innovant en sécurité alimentaire», souligne Mikael St-Pierre directeur adjoint et responsable du programme Écoquartier à la SODER.

Au-delà de la revitalisation du secteur, cette initiative vise également à lutter contre les îlots de chaleur, car le stationnement du Maxi voisin fait monter le mercure dans le secteur.

L’inauguration officielle de ce petit jardin d’Éden aura lieu cet automne et une ferme éducative ainsi que de nouveaux jardins communautaires et collectifs seront installés dès l’année prochaine.

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