L’homme de 53 ans, dont le corps a été retrouvé dans le fossé d’un terrain vacant du Technoparc de Saint-Laurent, tôt vendredi matin, aurait été tué par son fils. Jérémie Fortier Grenier l’aurait attiré dans un guet-apens. Il s’agit du huitième homicide de l’année à Montréal.

Richard Grenier, un résident de Lachine, était porté disparu depuis la veille. Sa conjointe, Tania Hamon, avait contacté les autorités alors qu’elle était sans nouvelles. Elle avait également partagé un avis de recherche sur les réseaux sociaux.

La victime se serait rendue à un rendez-vous avec son aîné, né d’une union précédente. Plusieurs de ses proches sont convaincus que l’individu de 23 ans l’a attiré dans cet endroit isolé pour le tuer.

Le cadavre, qui portait des marques de violence, a été découvert sur l’avenue Marie-Curie où se trouvent des entrepôts et un boisé, près de la rue Albert-Einstein. Il était en partie camouflé.

Fortier Grenier a été arrêté dans un village à proximité de Mont-Laurier, dans les Laurentides. Le suspect a dû être transporté à l’hôpital pour des blessures qu’il se serait infligées lui-même. Il devait comparaître lundi pour faire face possiblement à des accusations de meurtre prémédité.

Au moment de mettre sous presse, il n’avait toujours pas été convoqué par le tribunal.

Endroit isolé
Aucun crime majeur n’est à rapporter dans le secteur au cours des dernières années. Puisqu’elle est isolée, la zone est cependant sujette à du dépôt sauvage selon le directeur communications et marketing de Technoparc Montréal, Carl Baillargeon, qui s’est rendu sur place. «De plus, passé les heures de travail, le Technoparc se vide», ajoute-t-il.

Tous les scénarios sont envisagés pour renforcer la sécurité des lieux, si cela s’avère nécessaire. «Nous allons en discuter avec l’arrondissement. Nous avons des entreprises spécialisées sur place qui font des caméras de surveillance, comme Genetec», suggère-t-il.

Aucun service de sécurité ne patrouille le Technoparc, mais il avait été demandé au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) d’y venir plus régulièrement pour faire respecter les limites de vitesse.

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