Gracieuseté Des résidents de Saraguay, Cartierville et Saint-Laurent qui s'opposent au lieu du futur centre de compostage ont manifesté sur le boulevard Henri-Bourassa Ouest, samedi matin.

Quelques résidents de Saint-Laurent et Cartierville ont manifesté, samedi, contre le choix du site du futur centre de compostage. Ils sont notamment inquiets du trafic, du bruit et des odeurs que pourrait engendrer la future infrastructure du boulevard Henri-Bourassa, à l’est de l’autoroute 13.

«Nous ne sommes pas contre le traitement des matières organiques, mais contre le site, qui n’est pas viable, souligne une résidente de l’avenue Jean-Bourdon, Anne Klein. Le centre sera très certainement agrandi et nous allons devoir gérer le compost de toute l’île à Saint-Laurent.»

Le principal reproche de Mme Klein et du groupe «Citoyens Saraguay-Cartierville contre l’usine de compostage Saint-Laurent» est que les études sur le trafic, le bruit et les odeurs faites en 2012 ne seront plus applicables en 2021 lorsque l’usine sera en opération.

Au-delà de l’impact sur leur qualité de vie, ils craignent que le centre de compostage ne mette en péril la faune et la flore des parcs-nature du Bois-de-Saraguay et du Bois-de-Liesse, situés à proximité.

Le comité créé il y a cinq ans affirme qu’il n’a reçu que des accusés de réception de ses nombreuses lettres envoyées à la Ville de Montréal et aux gouvernements.

Les industries du secteur sont également plusieurs à s’opposer au projet. Certaines œuvrant dans l’alimentaire étaient déjà inquiètes, l’an dernier, de perdre leur certification SQF de qualité et sûreté des aliments si des composés organiques volatils du centre venaient à se retrouver dans leurs produits.

EFG Apparel/Eurostyle Fashion, Rose Hill Foods, Les Aliments Ci bona, Tootsi Impex et Sublime Desserts se sont joints au groupe de résidents pour demander à la ville-centre de réviser le choix du site.

Pris en compte
La Ville de Montréal rappelle que le choix du site a été effectué avec minutie par leurs experts en environnement et que la construction respectera les plus hauts standards en matière de développement durable.

«Il est important de poursuivre ce projet, indique le relationniste Philippe Sabourin. Il y aura une baisse d’émissions de gaz à effets de serre, puisque nous n’aurons plus à transporter les matières hors de la ville.»

Présentement, alors que la collecte des matières organiques est déjà en place dans une grande partie de l’île, le contenu des bacs bruns est transporté dans des sites de traitement hors de Montréal. Cinq infrastructures seront donc construites sur l’île afin de traiter les résidus de ses résidents. Le centre de Saint-Laurent, dont le chantier devrait débuter l’an prochain, permettra de traiter 50 000 tonnes de matières et fabriquera environ 28 000 tonnes de compost par an.

«Les sites ont été choisis sur le principe de l’équité territoriale et sont répartis dans l’est et l’ouest de Montréal, ajoute le porte-parole de la ville. Il y a eu des consultations publiques et il y a des comités de suivi.»

Quant aux inquiétudes liées aux odeurs, M. Sabourin rappelle que le traitement se fera dans une usine fermée et maintenue à une pression négative. Il n’y aura pas d’entreposage extérieur et les camions seront nettoyés.

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