* Toujours à l’écoute de la population qu’il dessert, l’hebdo Les Nouvelles de Saint-Laurent est heureux de publier aujourd’hui une adaptation française de cet article paru dans notre édition de la semaine dernière en anglais.

Les Sœurs de Sainte-Croix effectuent des missions dans de nombreux pays.

Les Sœurs de Sainte-Croix effectuent des missions dans de nombreux pays.

Depuis 175 ans, les Sœurs de Sainte-Croix contribuent activement à la société québécoise et travaillent partout dans le monde. Leur œuvre remarquable a été honorée, dans le cadre d’une cérémonie le mois dernier à l’église Saint-Laurent.

Pour Sœur Mariette Thibodeau, trésorière de la congrégation, l’ordre a toujours sa raison d’être. «Les humains sont ce qui est le plus important. Ils sont notre vocation. Pas l’argent ou le plaisir… le matériel.»

L’enseignement constitue l’une des pierres d’assise de leur mission. «Quand on dit « éducation », on sous-entend: sous toutes ses formes, explique Sr Thibodeau. Une mère est une éducatrice, pas nécessairement une enseignante.»

À cet égard, les missions de la congrégation entre autres à Haïti, en Afrique occidentale et au Burkina Faso visent à aider les femmes à prendre leur destin en main. Par exemple, au Pérou, les Sœurs aident les femmes de la campagne à aller s’instruire en ville. «L’éducation libère les peuples et les élève.»

À Montréal, les religieuses collaborent avec divers organismes communautaires comme les Petites Mains qui aident les immigrantes. L’organisme facilite l’intégration grâce à des cours de français et l’aide au placement. L’an prochain, il ouvrira une garderie pour simplifier la vie des femmes qui étudient.

L’avenir

Mme Thibodeau est entrée chez les sœurs à 19 ans, il y a 62 ans maintenant. La congrégation comptait alors près de 2 000 religieuses. Aujourd’hui, elles sont 230 aux Québec et environ 500 de par le monde. Personne n’a rejoint leurs rangs depuis 15 ans.

«Ça peut être difficile pour une jeune personne de s’intégrer à notre groupe, puisque désormais nous sommes âgées, explique Sr Thibodeau. La société n’a plus les mêmes valeurs. La religion, la Chrétienté n’occupent plus une place prédominante.» Et pourtant, la religieuse n’en demeure pas moins optimiste.

Même si les gens ne travaillent pas avec l’Église, plusieurs groupes appuient l’entraide. «Les gens ont encore le même but. Par exemple, le Forum social mondial se compose de gens des quatre coins du monde travaillant pour plus de justice et pour ramener l’humain au cœur des décisions de nos gouvernements.»

Une exposition retraçant l’histoire des Sœurs de Sainte-Croix est présentée au 900, boul. Côte-Vertu. Réservations: 514 747-6132.

Erratum

Pour contacter les Sœurs Sainte-Croix, veuillez appeler au 514 747-6132. Nos excuses pour le mauvais numéro fourni dans l’édition du 26 octobre.

 

Un brin d’histoire

En 1847, les Sœurs de Sainte-Croix quittent Le Mans en France. Après un mois de traversée, elles arrivent à Québec. Fondée par le Père Basil Moreau, la Congrégation des Sœurs de Sainte-Croix était dédiée à l’éducation. Le Père Moreau est à l’origine de trois branches indépendantes de la congrégation: les Sœurs de Sainte-Croix du Canada, celles de l’Indiana aux États-Unis et les Marianites de Sainte-Croix au Mans.

L’éducation et les arts (musique et peinture) étaient au cœur de leur travail. À la fin du XIX<V>ème<V> siècle, la congrégation comptait plus de 10 000 élèves et 400 religieuses réparties sur 33 propriétés au Canada et aux États-Unis. Au fil des ans, elles ont œuvré et œuvrent encore à Haïti, au Pérou, au Chili, au Costa Rica, au Bangladesh, à Rome, au Mali, au Burkina Faso, aux États-Unis et au Vietnam.

 

 

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