La tempête qui s’est abattue sur la ville de Montréal dans la nuit du 4 janvier a donné bien du fil à retordre aux équipes d’entretien des patinoires de l’arrondissement de Saint-Laurent. Le lendemain, l’état des 29 surfaces de glisse du territoire variait considérablement, passant de mauvais à excellent, à l’image de l’ensemble de l’île de Montréal.

Pour faciliter la vie des amateurs de patin, la Ville a pris l’initiative de répertorier sur son site web l’état de toutes les patinoires extérieures.

À Saint-Laurent, alors que les patinoires du parc Gohier affichent une condition excellente, celles des parcs Beaudet, Beaulac et Painter sont bonnes, tandis que celles des parcs Chamberland et Houde sont qualifiées de mauvaises.

«Nous étions en train de déneiger les patinoires pour être en mesure de les arroser durant la nuit, et il s’est mis à neiger. Les trois équipes ont dû arrêter en milieu de route pour recommencer. Ça a retardé le processus et le lendemain matin, toutes les patinoires n’étaient pas arrosées», explique Patrick Laforest, chef de division des parcs et espaces verts de Saint-Laurent.

Les disparités, souvent causées par les aléas de Dame Nature, dépendent également du nombre d’opérateurs sur le terrain et du type de patinoire. «Les méthodes et l’équipement d’entretien diffèrent selon qu’on travaille sur un sentier ou un anneau de glace, une patinoire pour sports d’équipe ou un simple rond de glace», ajoute-t-il.

Certaines glaces, notamment celles régulièrement réservées pour les écoles telles que celles des parcs Chamberland et Goyer, sont entretenues en priorité. «Elles doivent être prêtes dès 8h le matin. Les équipes de nuit s’en chargeront donc en premier, et les équipes de jour prendront le relai pour les patinoires restantes».

Bonne ou mauvaise?
Plusieurs critères entrent en compte pour déterminer si une patinoire est praticable ou non. Selon un barème établi par la Ville, pour qu’une glace soit qualifiée de «bonne», elle doit être dure, ne contenir aucune fissure profonde et afficher une surface lisse. Une glace «excellente» équivaudrait à la qualité de celle du Centre Bell.

À Saint-Laurent, certains outils permettent d’obtenir cette qualité exceptionnelle. «Nous avons des zambonis qui font un bon travail, mais beaucoup plus long que le simple arrosage par tuyau. On ne les sort donc que sporadiquement.»

La condition des patinoires ne les empêche pas nécessairement d’être fonctionnelles. Plusieurs d’entre elles demeurent accessibles, même si leur glace est considérée dans un mauvais état, lorsqu’elles sont praticables et sans danger.

En date du 5 janvier,  Saint-Laurent était le seul arrondissement de Montréal, avec Montréal-Nord, à avoir des patinoires de conditions excellentes.

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