Patrick Sicotte/TC Media Le café de Roubina et Harout Torossian réunit des artistes, parfois des poètes arabes, mais aussi Anita Vaillancourt (à gauche), qui a écrit un livre sur tout ce qu'il s'y passe.

Séduite par l’ambiance d’un petit café du Village Montpellier et la chaleur de ses propriétaires, l’écrivaine laurentienne Anita Vaillancourt a décidé d’y consacrer des chroniques. À l’occasion de la journée Le 12 août, j’achète un livre québécois, TC Media plonge dans son deuxième roman, un pur produit de Saint-Laurent et une leçon d’humanité.

«J’écris pour laisser un peu de ma vision altruiste et par passion de la langue française», lance Mme Vaillancourt.

Le petit café qui parle dévoile surtout l’altruisme des protagonistes, Harout et Roubina Torossian, les propriétaires du café bistro Arly Tera, dans le centre d’achats à l’angle des boulevards de la Côte-Vertu et Montpellier.

«Quand j’ai fini mon précédent roman Vertiges, je cherchais l’inspiration et je venais ici tous les jours. J’entendais des choses. Ce café est un centre de confidence. Même s’ils ne sont pas là pour ça, ils ont toujours une écoute attentive. Ce sont des humanistes», souligne l’auteure, qui fut professeure de français pendant 42 ans.

C’est cependant un café – la boisson – qui observe la vie des lieux et souligne toutes les belles actions du couple Torossian.

«J’aimais quand les étudiants me surprenaient, se souvient Mme Vaillancourt, donc pourquoi ne pas faire parler la texture et la couleur du café. Cela me libérait, car c’est lui qui raconte.»

Dans les voyages du petit café narrateur, le lecteur découvre tant les habitudes des clients que la bienveillance des propriétaires avec chaque personne qui a besoin d’aide. Partant aussi à la découverte d’autres lieux, il revient toujours chez Arly Tera.

«Je n’avais pas imaginé que quelqu’un puisse observer si profondément. J’étais choqué», se rappelle M. Torossian en riant.

Celui qui était joaillier-horloger au Liban avant son arrivée au Canada qualifie le café qu’il gère depuis 11 ans de «centre d’accueil social», mais ce qu’il aime avant tout dans ce métier, ce sont justement les gens. Son bistro porte d’ailleurs le nom de ses petites-filles, qui habitent au Liban.

Le livre fut un travail d’équipe, alors que Mme Vaillancourt fréquente le café depuis près de six ans. M. Torossian a même fourni quelques idées, afin de faire découvrir la culture arménienne – la sienne – aux lecteurs.

Joie de vivre
Âgée de 88 ans, Mme Vaillancourt n’a pas l’intention de ranger son stylo. Après son triangle amoureux dans Vertiges, édité il y a deux ans, et Le petit café qui parle, publié en avril, elle prépare Courrier prioritaire, qu’elle espère prêt avant Noël. Il s’agira d’un recueil de 50 lettres écrites à des personnes qui ont compté dans sa vie.

Également aquarelliste, elle a réalisé plus de 30 expositions, en plus de donner des cours dans son atelier, chez elle, près du parc Saint-Laurent, jusqu’à ses 80 ans.

Elle continue d’apprendre des langues – quelques mots en arménien, enseignés par les Torossian –, d’encourager ses amis artistes et, surtout, de vivre dans la joie, «car on est responsable de son bonheur et un peu de celui des autres», confie-t-elle. Les chroniques du petit café se terminent d’ailleurs par deux phrases qui traduisent son humanisme et celui des propriétaires, «Vive la Vie! Soyez heureux!» en arménien, en arabe et en français.

Le livre de 103 pages est disponible à la librairie Monet, aux Galeries Normandie, ainsi qu’au café Arly Tera, au Village Montpellier.

Le 12 août, j’achète un livre québécois
Il y a quatre ans, les auteurs Patrice Cazeault et Amélie Aubé ont lancé la journée Le 12 août, j’achète un livre québécois. Le succès de l’événement a été instantané. Les clients se bousculaient pour vider les rayons de littérature québécoise dans les librairies. Lors de cette journée, les instigateurs invitent la population à se prendre en photo avec leurs achats et de profiter de l’occasion pour demander des conseils à leur libraire.

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