TC Media - Pascaline David La campagne de sécurité routière des écoliers qui se déroule jusqu’au 22 septembre sur l’ensemble du territoire montréalais, vise à améliorer la sécurité des enfants aux abords des écoles et près des autobus scolaires.

Puisque rentrée scolaire rime avec sécurité routière, les agents du poste de quartier (PDQ) 7 de Saint-Laurent se sont rassemblés mercredi matin à l’École au Trésor-du-Boisé pour sensibiliser parents et enfants à cet enjeu. Une quarantaine de véhicules ont été interceptés. Du nombre, 20 constats ont été distribués, notamment pour vitesse excessive.

En vélo, en trottinette, ou accrochés aux jambes de leurs parents, les enfants étaient nombreux à échanger quelques mots et sourires avec la dizaine de policiers rassemblés aux abords du boulevard Cavendish dans le cadre de la campagne «100% vigilant» du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

«Il s’agit d’une journée de blitz avec davantage de policiers. On veut que les gens se souviennent qu’il y a un risque de se faire arrêter, comme ça, quand on ne sera plus là, les gens s’en rappelleront et feront plus attention», dit le commandant, Miguël Alston.

Cette opération fait suite à la semaine de prévention lancée avec le début des classes. «On a donné des consignes et indiqué les bons comportements dans le corridor scolaire», explique l’agente socio-communautaire, Brigitte Lévesque, au moment où une voiture se faisait d’ailleurs arrêter. Il était difficile d’échapper aux patrouilleurs postés de chaque côté du boulevard, radar à la main.

Éduquer les parents
«Il faut éduquer les parents! Ils veulent débarquer leurs enfants le plus proche de la porte possible pour aller plus vite, mais cela crée des situations dangereuses», s’exclame Mme Lévesque, montrant le débarcadère devant l’école où le risque de collisions est accru lorsque tout le monde s’y rend en même temps.

Outre les abords de l’école, les corridors scolaires doivent aussi être respectés, notamment avec la limite de vitesse de 30 km/h ainsi que les intersections pour traverser.

«Traverser au mauvais endroit n’est pas un bon exemple à donner aux enfants qui risquent de reproduire ce genre de comportement. J’ai intercepté les gens et leur ai demandé de repasser par les intersections», précise M. Alston, qui a patrouillé dans une voiture banalisée les rues de l’arrondissement au cours des derniers jours.

Quant à la brigadière en poste depuis maintenant trois ans, qui préfère garder l’anonymat, elle est bien contente d’avoir du renfort. Celle qui connaît presque tous les élèves et qui aspire à connaître la centaine de nouveaux, est bien contente d’avoir du renfort pour sensibiliser les jeunes à emprunter son passage piéton en toute sécurité.

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