Saint-Laurent est mieux outillé qu’il y a 20 ans pour réagir aux crises majeures, selon l’adjoint au directeur d’arrondissement, Paul Lanctôt, même si la Ville – devenue un arrondissement de Montréal – avait plutôt bien réussi à gérer la crise du verglas de janvier 1998.

«L’événement était un réveil pour beaucoup d’organisations sur le fait d’être bien préparé en cas de sinistres majeurs, se souvient M. Lanctôt, en poste depuis 1999. Ce fut une période importante pour le développement de plans.»

Entre le 4 et le 10 janvier 1998, plus de 100 mm de pluie verglaçante sont tombés sur le Québec, soit près du double de ce que connaissent annuellement les régions touchées. À Ville de Saint-Laurent, l’entraide s’est organisée, grâce aux employés municipaux et aux pompiers, qui insistaient notamment sur l’importance de déneiger les toits en raison du risque d’effondrement. Les citoyens se sont réfugiés au Centre des loisirs de la rue Grenet.

Les plans de mesures d’urgence se sont ensuite développés, mais le centre d’hébergement et d’aide aux personnes sinistrées est resté au Centre des loisirs, notamment car il dispose de génératrices.

«Chaque division a son rôle à jouer, que ce soit l’administration, les travaux publics et l’aide aux personnes sinistrées», explique M. Lanctôt, qui gère les communications. Au sein de chaque division, les employés ont tous un rôle particulier en cas d’alerte. Le tout est régulièrement révisé et des exercices ont lieu, comme ce fut le cas pour les travaux publics avant les Fêtes.

À la mairie de Saint-Laurent, une salle de la réunion se transforme en une heure en salle de mesures d’urgence. Elle est en communication avec le quartier général de Montréal, situé sur l’avenue du Parc, au pied du Mont-Royal.

«Nous avons un cartable qui est prêt, précise M. Lanctôt. Nous avons, par exemple, une entente avec une pharmacie pour fournir les personnes qui seraient parties de leur domicile sans leur médication, de même avec une compagnie d’eau pour acheter de l’eau potable.»

Campagne
Saint-Laurent avait mené une campagne de communication sur les risques en 2009, qui a amené à la création d’un Guide du citoyen en situation d’urgence, toujours d’actualité. Il explique notamment comment avoir les bons réflexes et comment se préparer à tout genre de sinistres.

Les risques propres à Saint-Laurent sont liés aux événements naturels, comme les séismes, les tempêtes et les chaleurs extrêmes, mais peu aux crues, en raison de l’absence de cours d’eau. Les accidents industriels et liés aux transports des matières dangereuses sont également possibles. En octobre 2005, un camion avec 60 000 litres de matières toxiques s’était renversé dans la bretelle d’accès Hymus/Henri-Bourassa de l’autoroute 40 avant de prendre feu. Devant le danger d’intoxication, le service d’urgence a recommandé aux résidents de rester confinés. Enfin, il existe un risque d’écrasement d’avion en raison de la proximité avec l’aéroport, qui a son propre plan d’urgence, comme toute entreprise.

M. Lanctôt recommande aux résidents de toujours avoir une trousse d’urgence pour être autonomes pendant 72 h, avec au moins deux litres d’eau par personne et par jour, ainsi que des aliments, une radio à piles et une trousse de premiers soins entre autres.

«Nous aimerions pouvoir refaire un salon pour informer les gens, notamment dans un contexte de changements climatiques», spécifie-t-il.

D’ici là, les citoyens sont invités à consulter le guide sur le site ville.montreal.qc.ca/saint-laurent dans la section «Santé et sécurité publique».

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