Gracieuseté/Centre de pédiatrie sociale Le service de répit du Centre de pédiatrie sociale permet aux enfants atteints du TSA d'expérimenter un nouvel environnement.

Les parents d’enfants de 2 à 5 ans ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) peuvent maintenant profiter d’un répit au Centre de pédiatrie sociale de Saint-Laurent – Au cœur de l’enfance. Des éducatrices prennent soin de ces petits, rarement acceptés dans les garderies.

«L’activité Un temps pour toi, un temps pour moi fonctionne avec une éducatrice spécialisée, une aide-éducatrice et une stagiaire en psychoéducation. Les enfants peuvent venir une journée aux deux semaines seulement. C’est peu, mais c’est une bouffée d’air essentielle pour les parents», explique la directrice du centre, Christine Durocher.

Les employées s’occupent chacune d’un à deux enfants maximum, en fonction des besoins. Elles en profitent les stimuler. Par exemple, les enfants avec un TSA peuvent être hypersensibles à la nourriture, ils vont donc peu à peu être habitués à goûter des aliments qu’ils ne connaissent pas. Un programme d’activités est également conçu par une psychomotricienne, avec des jeux pour développer son équilibre et sa coordination notamment.

Lancé en septembre, puis étendu en janvier grâce à une subvention de 14 000 $ de la Fondation de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, le programme connaît déjà un franc succès.

Mme Durocher a d’ailleurs été touchée par la lettre d’une maman qui s’occupe de son garçon de quatre ans atteint du TSA et de fibromatose, une maladie génétique.

«J’ai constaté que, depuis le début de cette activité, mon fils a plus de facilité à communiquer et à socialiser. Il commence à accepter de jouer avec d’autres amis et de faire confiance aux intervenantes. Elles sont à l’écoute de ses besoins et de ses défis en plus de respecter son rythme. Il établit peu à peu des affinités avec elles. Tout cela en si peu de temps, c’est formidable», a-t-elle écrit.

Une douzaine d’enfants viennent d’ores et déjà au répit, mais le centre espère pouvoir en accueillir une vingtaine d’ici la fin de l’année. Davantage de financement est requis pour poursuivre ce service, offert aux jeunes avec et sans déficience intellectuelle.

Une première
«Malgré la forte prévalence du TSA dans notre secteur, aucun répit n’était offert à Saint-Laurent et les services hors territoire ne sont pas d’accès facile pour des familles d’immigration récente, qui se déplacent souvent en transport en commun», constate Mme Durocher.

Depuis 2011, le Centre de pédiatrie sociale organise des groupes de soutien hebdomadaire pour ces parents et le besoin pour ce type de service était fréquemment exprimé.

«Le manque de répit crée de la détresse chez les parents, c’est une spirale, ça se répercute ensuite sur le développement de l’enfant», ajoute la directrice.

Les enfants atteints du TSA ont besoin de beaucoup de routine et les transitions, vers l’extérieur de la maison, sont souvent difficiles. Un enfant sur 68 était atteint de ce trouble en 2012, selon le Département de la Santé américain. C’est près de deux fois plus que 12 ans plus tôt.

Pour plus d’infos
aucoeurdelenfance.ca
514 333-8989

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