L’organisme de dépannage alimentaire L’Oasis Saint-Laurent arrive en partie à boucler ses finances, mais a besoin de davantage de dons monétaires ou de denrées pour répondre à la demande.

Dans le sous-sol de l’église Sainte-Sixte, quelque 70 familles bénéficient chaque semaine du comptoir alimentaire orchestré par L’Oasis depuis 28 ans.

«Nous sommes obligés de restreindre le nombre de bénéficiaires, indique le président, Pierre Vaillant. Nous privilégions ceux qui sont le plus dans le besoin, mais nous aimerions aider plus longtemps certains, ceux qui sont malades par exemple.»

Le principe de dépannage permet aux familles laurentiennes de remplir leur panier d’épicerie 12 fois de suite, toutes les deux semaines ou tous les mois. Elles doivent être sous les seuils de faible revenu (SFR) et présenter un avis de cotisation d’impôts pour celles qui ne sont pas nouvellement arrivées au pays.

Plus de 85 % du budget de L’Oasis, géré par une trentaine de bénévoles, va à l’achat de denrées. M. Vaillant arrive à obtenir des rabais intéressants, ce qui lui permet de distribuer pour l’équivalent de deux à trois fois la valeur d’achat.

«Nos bénévoles sont de vrais professionnels, indique-t-il. Ils nous permettent de sauver de l’argent. Certains parlent français, anglais, arabe et espagnol.»

Les fruits et légumes sont quant à eux fournis par Moisson Montréal. Quelques dons de denrées proviennent de la collecte à la paroisse Our Lady of Fatima.

Financement
La collecte de fonds annuelle de L’Oasis Saint-Laurent permet de financer 30 % du budget, mais les montants récoltés sont en baisse, de même que l’argent des quêtes dans les quatre paroisses partenaires, qui représente environ un quart des revenus.

La Caisse populaire Desjardins de Saint-Laurent a permis de combler le déficit, grâce à un don de 5 000 $. L’arrondissement et le gouvernement provincial ont également augmenté leurs subventions.

«Mais, de Québec, nous nous attendrions au moins à 10 000 $», commente M. Vaillant, qui précise cette contribution est passée de 1 300 à 2 000 $ cette année.

Du côté du fédéral, l’organisme n’obtient rien. «Nous tenons à rester apolitiques, ajoute le président. Cependant, nous aidons beaucoup les nouveaux arrivants, il faudrait nous appuyer.»

L’Oasis Saint-Laurent a effectivement dû faire face à l’afflux de réfugiés, notamment de Syrie. Plus d’une centaine de familles venait alors jusqu’à l’année dernière.

M. Vaillant aimerait également que les maisons-mères de chaînes d’épicerie proposent des dons de denrées.

Pour plus d’infos: 514 747-7621

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!