Plusieurs résidents du Vieux Saint-Laurent ont passé leur été dans la poussière et le bruit des travaux. Ils jugent que l’arrondissement ne les a pas suffisamment informés et n’a pas pris les mesures nécessaires pour atténuer les inconvénients du chantier de réfection de la rue Ouimet.

Prévue au Programme de réfection du réseau routier local de cette année, la rue Ouimet a été en travaux tout l’été, entre les rues de l’Église et du Collège. Un contrat de 2,2 M$ a été accordé en mai à Uniroc Construction pour refaire la chaussée de six artères de Saint-Laurent, incluant celle-ci.

Lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement, une résidente de la rue Saint-Germain a fait part de son ras-le-bol aux élus. Plusieurs maisons de cette rue ont une cour arrière et un stationnement sur Ouimet.

«Pourquoi ne pas avoir pris de mesures pour atténuer la poussière? Pourquoi ne pas avoir accordé de permis de stationnement sur une rue voisine?», a-t-elle demandé, faisant également part des dommages aux autos alors que trous d’homme et trottoirs sont surélevés par rapport au niveau de la route.

Des pancartes indiquaient la présence de travaux, mais la circulation était autorisée sur Ouimet, ce qui a engendré des déplacements de panneaux et du trafic inutile selon la résidente, qui ne souhaite pas voir son nom publié.

Dès le début du mois d’août, des Laurentiens avaient interpellé Les Nouvelles Saint-Laurent News. L’un d’entre eux arguait que la rue avait déjà vu son pavage refait il y a deux ans et qualifiait ce contrat de «gaspillage».

Aussi, les résidents s’étaient retrouvé les pieds dans l’eau, le 25 juillet, alors que Montréal recevait environ 30 mm de pluie. Elle ne pouvait s’évacuer en raison des travaux. Quand les trottoirs n’étaient pas inondés grâce au beau temps, la poussière posait problème.

«Bien que nous demeurons au 2e étage, les planchers et meubles étaient constamment recouverts de poussière, souligne une résidente de la rue Ouimet, Sylvie Vanier. On se demande si quelqu’un supervisait ces travaux! C’est impensable que la ville permette qu’un entrepreneur puisse prendre autant de temps pour repaver un bout de rue d’une de 300 mètres!»

Le 6 août, les vents soufflaient jusqu’à 82 km/h et un arbre de la cour de l’école Katimawik est tombé sur la rue Ouimet. Selon la résidente présente à la séance du conseil, les vibrations des travaux auraient pu contribuer à cette chute.

Réponse
«Nous avons averti la compagnie pour l’arrosage afin de diminuer la poussière», a répondu le maire, Alan DeSousa, lors de la séance du conseil du 4 septembre.

Il affirme que des affiches ont été mises en place pour ralentir le trafic et que l’objectif était de compléter les travaux avant la rentrée scolaire. Cependant, une couche d’asphalte est encore à mettre, puisque les puisards dépassent de la surface.

«Une partie des retards est imputable au branchement qui a dû être fait vers l’école Katimavik», explique M. DeSousa, qui indique prendre note des commentaires pour améliorer la communication avec les citoyens.

Selon le contrat octroyé, les travaux devaient, au total, durer quatre mois. Pour la rue Ouimet, ils concernaient seulement la chaussée, puisque les trottoirs ont été refaits l’année dernière. Les autres artères concernées étaient Lapointe, Champigny, Elizabeth et Dépatie.

L’avis distribué aux résidents de Ouimet mentionnait quant à lui des travaux d’environ trois semaines, à partir de début juillet.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!