Depuis sept ans, Josée Lessard a envoyé plus de 2 300 cartes postales. La résidente de Saint-Laurent est une adepte de Postcrossing, un projet qui permet à tous d’envoyer et recevoir des missives du monde entier. À l’occasion de la Journée mondiale de la poste, le 9 octobre, elle dévoile sa collection, mais aussi ses revendications.

Le principe est simple. Après s’être inscrit sur le site web Postcrossing, un membre obtient aléatoirement l’adresse d’un autre et lui envoie une carte postale avec un message et un code. Ce dernier permet ensuite au destinataire d’accuser la réception via internet.

Grâce à ce fonctionnement, Mme Lessard sait que ses cartes ont parcouru un total de 15 836 473 km.

«Je collectionne celles que je reçois depuis 1978, quand mes parents partis en vacances m’en avaient envoyé une», se rappelle-t-elle.

Défenseuse du papier et du crayon, elle a constaté la limite d’écrire à ses proches et a décidé de joindre le réseau Postcrossing, où elle considère les échanges comme des actes de bonté aléatoires. En effet, les membres, qui sont près de 750 000, n’écrivent jamais deux fois à la même personne.

Bien que postale, l’activité est aussi sociale. «Les gens sont surpris que je voyage grâce au Postcrossing, souligne la Laurentienne qui s’est faite des amis dans plusieurs pays. Nous avons par exemple des rencontres. Lors de la dernière, nous étions 13 et avons envoyé 583 cartes.»

Pour une autre résidente de Saint-Laurent, le bonheur de découvrir une carte dans sa boîte quand elle rentre du travail l’a convaincu de joindre le réseau.

«J’aime quand les gens racontent des histoires et j’aime aussi en écrire ou parler de mes coups de cœur littéraires. Je sais que la personne va être super contente de la recevoir», indique Andréa Chauvin, qui a connu Josée Lessard par le Postcrossing.

Timbre
Les adeptes de Postcrossing sont indéniablement parmi les grands utilisateurs des services postaux.

«J’étais allée vivre trois mois en Norvège et, quand j’y suis retournée trois ans plus tard, le postier et la vendeuse de cartes se souvenaient de moi», sourit Mme Lessard.

Au Canada, elle trouve le choix de cartes postales, mais aussi de timbres, un peu limité par rapport à l’Europe.

«Je déplore aussi que Postes Canada gribouille le timbre au stylo depuis quelques mois au lieu de l’oblitérer», ajoute celle qui estime contribuer aux revenus du service postal au nombre de cartes qu’elle envoie.

Le principal combat de celle qui a aussi lancé sa propre entreprise de cartes postales est que Postes Canada crée un timbre Postcrossing, comme cela existe dans une vingtaine de pays, dont les Pays-Bas, la Russie et la Suisse.

«J’ai déjà envoyé une cinquantaine de cartes postales de membres ainsi qu’une pétition de 443 signatures l’année dernière au Comité consultatif sur les timbres-poste ainsi qu’au directeur du service des timbres de Postes Canada», explique Mme Lessard.

Elle compte réitérer sa demande prochainement et a déjà reçu plus de 160 cartes d’adeptes à cet effet.

Le Canada compte 10 000 membres sur le site Postcrossing, qui ont échangé près de 800 000 missives.

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